Avec un incroyable 8/11 à trois points, dont 7/7 lors de la première mi-temps, Ray Allen a inscrit un nouveau record dans le genre en finale NBA. Il reste néanmoins à un shoot du record absolu de tirs longue distance réussis en play-offs. Lisa Blumenfeld/AFP
Allen Got Game
Exceptionnel, Ray Allen (32 points) a ainsi battu le record de paniers à trois points plantés sur un match en finale NBA avec un total de 8/11. L'ancien des Sonic a livré la majeure partie de son récital lors des deux premiers quarts-temps, atteignant la pause (48-54) avec 27 points au compteur et un hallucinant 7/7 derrière l'arc. Alors que LA avait mieux commencé (7-2, 3e), Boston prenait rapidement les devants grâce à la réussite de son soyeux arrière (28-42, 18e), défendu par Kobe Bryant. Vexé, celui-ci écopait de deux fautes en 45 secondes avant de réussir un shoot primé au buzzer qui laissait les siens à six longueurs à la mi-temps (48-54, 24e). La dynamique s'inversait ainsi, avec un 12-0 qui permettait aux Angelinos de rééquilibrer la partie à l'issue du troisième quart (72-72, 36e).
Rondo voit triple
KB24 recevait alors sa 5e faute dès l'entame de la dernière période. Nate Robinson, très peu utilisé (6 min), en profitait pour inscrire 5 points d'affilée (80-83, 40e). Mais malgré ces éléments contraires, Los Angeles tenait encore le bon bout à cinq minutes de la fin (90-87, 43e). Ray Allen moins en vue, Rajon Rondo (19 points, 12 rbds, 10 pds) prenait ses responsabilités, réussissait deux actions décisives lors d'un 11-0 fatal (90-98, 47e), que Kobe (21 points, 8/20) ne pouvait renverser à lui seul (94-103). « C'est un effort de toute l'équipe, soulignait celui qui a signé le cinquième triple double de sa carrière en play-offs. Ray (Allen) nous a portés lors de la première moitié. Durant la deuxième, nous avons un peu baissé, mais l'équipe est restée solidaire et c'est comme cela que nous avons obtenu la victoire. » Prochain match, à Boston, dans la nuit de mardi à mercredi. L'avantage du terrain a déjà changé de camp.

