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Liban - Électricité

Une centaine de politiciens bientôt dans le noir pour défaut de paiement?

Plusieurs hauts responsables au Liban pourraient se retrouver dans le noir s'il ne paient pas des factures d'électricité accumulées depuis des années et qui se chiffrent à plus de huit millions de dollars. "Toux ceux qui doivent à l'Etat plus de 3 300 dollars (2 730 euros) ont reçu en mai un préavis d'un mois. S'ils ne paient pas, ils seront privés de courant", a mis en garde samedi le ministre de l'Énergie et de l'Eau Gebrane Bassil dans une interview à l'AFP. "Le déficit occasionné par les factures non payées sur plusieurs années se chiffre à plus de huit millions de dollars (6,5 millions d'euros)", a ajouté le ministre.

Bassil : Nous ne pouvons pas demander au citoyen pauvre de payer ses factures alors que les personnes haut placées et les grandes compagnies ne le font pas/ Photo "Chroniques Beyrouthines".

Parmi les 200 noms figurant sur la liste de la compagnie publique Électricité du Liban (EDL), près de 100 hauts responsables, toutes tendances confondues, ne paient pas leurs factures d'électricité et d'eau depuis des années, a assuré M. Bassil.

À la suite des préavis, seuls 25% d'hommes politiques, de responsables et d'hommes d'affaires figurant sur la liste ont payé leur dû. "Certains continuent de prétendre qu'ils ne doivent pas autant d'argent, d'autres (...) n'ont pas l'impression de devoir quoi que ce soit à qui que ce soit", a indiqué M. Bassil. Contactés par l'AFP, plusieurs députés concernés ont refusé de s'exprimer.

L'électricité est l'une des principales raisons de la grogne sociale, avec des coupures quotidiennes fréquentes. Beaucoup de Libanais ont recours à des générateurs. Ce secteur est surtout un gouffre pour le gouvernement avec un déficit qui constitue 3% du Produit intérieur brut (PIB).

"Nous nous concentrons sur les hommes politiques car nous ne pouvons pas demander au citoyen pauvre de payer ses factures alors que les personnes haut placées et les grandes compagnies ne le font pas", a ajouté M. Bassil.

Cette initiative ne devrait pas résoudre pour autant des problèmes comme le déficit de production, un potentiel hydroélectrique quasiment inexploité, des tarifs largement inférieurs au coût de production et les violences subies par les percepteurs dans des zones "protégées" par des partis ou des personnalités politiques.


Parmi les 200 noms figurant sur la liste de la compagnie publique Électricité du Liban (EDL), près de 100 hauts responsables, toutes tendances confondues, ne paient pas leurs factures d'électricité et d'eau depuis des années, a assuré M. Bassil.
À la suite des préavis, seuls 25% d'hommes politiques, de responsables et d'hommes d'affaires figurant sur la liste ont payé leur dû. "Certains continuent de prétendre qu'ils ne doivent pas autant d'argent, d'autres (...) n'ont pas l'impression de devoir quoi que ce soit à qui que ce soit", a indiqué M. Bassil. Contactés par l'AFP, plusieurs députés concernés ont refusé de s'exprimer.
L'électricité est l'une des principales raisons de la grogne...
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