Sur la tribune, de gauche à droite : Mounir Douidi, Tarek Mitri, Mohammad Baalbacki, Mohammad Rahhal et Ragheb Alamé. Photo Sami Ayad
M. Rahhal s'exprimait lors du lancement des activités de son ministère à l'occasion de la Semaine de l'environnement (la Journée mondiale de l'environnement tombe aujourd'hui), au cours d'une conférence de presse qui a eu lieu hier au siège de l'ordre de la presse à Beyrouth. Ont également participé à cette conférence de presse le ministre de l'Information Tarek Mitri, le président de l'ordre de la presse Mohammad Baalbacki, le directeur général de Solidere Mounir Douidi et le chanteur Ragheb Alamé, ambassadeur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour le changement climatique.
Le ministre Rahhal a prôné « une méthode à adopter pour mettre un terme à la pollution, sachant que le remarquable potentiel national est prêt à y contribuer ». Il a dénoncé « le fait de bafouer le principe de la souveraineté de la loi » et appelé à « lever la protection dont bénéficient les pollueurs ».
Pour ce qui est des activités de la semaine, M. Rahal a évoqué la tenue, la semaine prochaine, d'un Conseil des ministres spécialement consacré aux questions environnementales ainsi qu'une réunion de la commission parlementaire de l'Environnement le 8 juin, au cours de laquelle « seront annoncées des propositions de lois ». Il a également parlé de l'embauche de 23 nouveaux fonctionnaires techniciens au ministère qui, a-t-il rappelé, manque de personnel.
Rappelant que son équipe avait élaboré, en début d'année, un programme de travail qui a été soumis au débat public, M. Rahhal a annoncé que des appels d'offres ont été lancés pour trois études environnementales : l'une sur la réactualisation du rapport sur l'environnement au Liban qui date de 2001-2002, la deuxième sur un plan de lutte contre la pollution du fleuve Litani et la troisième sur un plan exécutif pour la réhabilitation des dépotoirs sauvages au Liban. Il a enfin précisé que le ministère a reçu un don du gouvernement italien équivalent à 2,5 millions d'euros pour soutenir les initiatives du ministère, et qu'il devrait recevoir un autre don de l'Union européenne (UE) de cinq millions d'euros pour des réformes et des projets. Il a également rendu hommage « au rôle exceptionnel du PNUD dans le soutien au ministère ».
Pour sa part, le ministre Mitri a évoqué la nécessité de renforcer les capacités du ministère de l'Environnement afin qu'il puisse assumer ses responsabilités dans la protection des milieux naturels, qui subissent une dégradation principalement due aux activités humaines. Il a beaucoup insisté sur le rôle des journalistes dans la sensibilisation du public, déplorant que les organes de presse et les médias leur consacrent souvent si peu de place pour traiter de tels sujets. Il a souligné que les dossiers environnementaux sont essentiellement politiques, mais que cette vision de la politique est celle qui se soucie des intérêts supérieurs de la population, non celle des conflits d'intérêts et des luttes de pouvoir. Il a enfin appelé les journalistes à traiter ces sujets sous forme de véritables enquêtes qui tirent les faits au clair, sans se lancer prématurément dans le commentaire.

