Rechercher
Rechercher

Sport

World, future pépinière de champions libanais


Investir une somme conséquente de nos jours n'est plus une chose aisée et cohérente.
Si certaines personnes misent sur le redressement de l'euro, ou plutôt sur la restauration au Liban, ou encore l'immobilier, Khalil Layoun, lui, a pris le pari insensé d'investir... dans le sport libanais !
Faut-il crier au fou ? Pas vraiment, pour la simple raison que Layoun est un passionné de sport. De pure souche. Son sport de prédilection ? Le tennis.
Ce père de trois enfants fait partie du clan fermé de ceux qui suivent avec intérêt les athlètes internationaux avec détail et rigueur : forme physique, technique de jeu, force mentale, etc.
Et son projet consiste à créer ni plus ni moins qu'une école pour cette discipline.
Mis à part une poignée de véritables aficionados de sport, pas besoin de dire que le Liban ne regorge pas beaucoup de ces spécimens-là.
Il faut dire aussi que si l'on trouvait davantage de parrains passionnés, le sport libanais ne serait pas où il en est aujourd'hui, c'est-à-dire à quelques années-lumière du niveau amateur-professionnel (excepté peut-être pour le basket-ball de première division).

Programmes d'entraînements aux normes européennes
Mais il serait plus adéquat de mentionner que cet investissement pour cet entrepreneur de 40 ans ne sera sans doute jamais un placement lucratif.
« Mes efforts ne sont pas pertinents d'un point de vue purement business. Je serais plus qu'heureux de ne pas perdre d'argent, a affirmé à L'Orient-Le Jour Layoun en souriant. Mon objectif principal est de forger de nouveaux champions pour notre pays et de garder les jeunes loin des problèmes de drogue ou d'alcool. »
Son concept de créer une école de tennis a débuté d'un simple constat : le manque de terrains de tennis et d'entraîneurs à Beyrouth pour former ses propres enfants.
L'idée se développa par la suite par l'ouverture d'une école de tennis en 2009, Tennis World s.a.l., accessible au public ; une initiative comparable à ce qu'on pourrait trouver dans les pays européens et où les joueurs sont dirigés dans des programmes d'entraînements selon les normes européennes.
Layoun jetta son dévolu sur un terrain de 12 000 m2 à Aïn Aar, près de l'International College (IC), et y construisit un terrain outdoor ainsi qu'un autre couvert (trois autres terrains devraient suivre prochainement), tous deux rigoureusement construits aux normes des stades de l'US Open : dimensions, sol en acrylique multicouches avec rembourrage en caoutchouc, éclairage de 6 000 watts, etc.
De plus, il a élargi les horizons de Tennis World en se procurant les droits de gestion des terrains de Faqra Club et de Malibu Bay.
Bref, en mettant ce matériel à la disposition de jeunes joueurs, le but de Layoun est « de voir (les enfants) exceller dans le tennis, et de les voir un jour évoluer à un niveau régional, européen et peut-être même international ». Rien que ça !

Camps de tennis en été
Mais la recette ne serait complète sans la présence d'enseignants capables d'élever le niveau des jeunes pousses au niveau souhaité.
« Les recherches que nous avons entreprises à Tennis World entre juin et novembre 2009, afin de dénicher des entraîneurs capables de prendre en charge l'école, ont été infructueuses, a expliqué l'intéressé. La raison est que la majorité des instructeurs libanais et régionaux n'étaient pas vraiment convaincus par l'initiative. »
« C'est alors que nous avons totalement remis en cause notre démarche. Nous avons opté pour des instructeurs français qui collaient davantage à l'image sérieuse de notre projet.
De plus, le gouvernement français régule les certificats des entraîneurs à travers son ministère de la Jeunesse et des Sports, garantissant ainsi des instructeurs au professionnalisme de tout premier plan. »
Résultat du recrutement : Marc Vidal, ex-directeur du club de Rennes, l'un des clubs les plus titrés de France, supervisera les activités de l'école en tant que directeur sportif ; Emmanuel Durin, Julien Evennou et Matthieu Bonnafous traîneront eux leurs raquettes et leurs dizaines d'années d'expérience cumulées sur les terrains en faveur des élèves.
Tous les ingrédients réunis, les cours pourront enfin débuter très prochainement à Aïn Aar, dès cet automne, alors que la liste des inscrits s'étoffe déjà de jour en jour.
En attendant, et pour compléter la panoplie de la parfaite école de tennis, Tennis World va prendre en charge les trois courts de tennis de Faqra Club, pour la deuxième saison estivale consécutive.
Après une année 2009 concluante, cinq camps de tennis débuteront à partir de mi-juin avec le support et l'aide de la nouvelle équipe de « coach » français.
De quoi repérer dans un premier temps les futures graines de stars avant de les prendre sous leurs ailes pour promettre de plus beaux jours au tennis libanais.

Pour plus d'informations :
www.tennisworld-school.com
Investir une somme conséquente de nos jours n'est plus une chose aisée et cohérente.Si certaines personnes misent sur le redressement de l'euro, ou plutôt sur la restauration au Liban, ou encore l'immobilier, Khalil Layoun, lui, a pris le pari insensé d'investir... dans le sport libanais ! Faut-il crier au fou ? Pas vraiment, pour la simple raison que Layoun est un passionné de sport. De pure souche. Son sport de prédilection ? Le tennis. Ce père de trois enfants fait partie du clan fermé de ceux qui suivent avec intérêt les athlètes internationaux avec détail et rigueur : forme physique, technique de jeu, force mentale, etc.Et son projet consiste à créer ni plus ni moins qu'une école pour cette discipline.Mis à part...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut