L’Italienne Francesca Schiavone s’est qualifiée hier pour la finale de Roland-Garros en battant la Russe Elena Dementieva sur abandon, après avoir gagné le premier set 7-6. Boris Horvat/AFP
Il s'agira pour ces deux joueuses peu connues du grand public de leur première apparition en finale d'un tournoi du grand chelem.
Samantha Stosur n'a eu besoin que d'une heure pour valider, hier, son billet pour la finale de Roland-Garros, une première pour elle dans un tournoi du grand chelem.
L'Australienne, septième mondiale et déjà demi-finaliste à Paris l'an passé, a dominé en puissance 6-1, 6-2 la Serbe Jelena Jankovic, quatrième du classement WTA, dont le jeu attentiste n'a pas résisté à la fougue de son adversaire.
Pour le titre, Stosur rencontrera Francesca Schiavone, 17e mondiale, qui atteint elle aussi pour la première fois ce stade de la compétition dans un tournoi majeur. L'Italienne s'est qualifiée au bénéfice de l'abandon de la Russe Elena Dementieva, qui venait de perdre le premier set au tie-break.
« Je suis vraiment très heureuse. (Contre Schiavone), cela va être très dur, je vais devoir jouer mon meilleur tennis mais je serai prête », a dit l'Australienne après sa victoire.
Dans la première manche, Samantha Stosur n'a pas mis longtemps à faire parler la poudre.
À un partout, elle étouffait son adversaire de services canon et de coups droits surpuissants pour aligner cinq jeux de rang et empocher le premier set en 24 minutes.
Alors que l'Australienne connaissait une petite baisse de régime, Jankovic ne se laissait pas abattre par un début de rencontre manqué et prenait les commandes de la deuxième manche en remportant son service et en ravissant celui de sa rivale pour mener 2-0.
Mais Stosur refaisait immédiatement son retard avant de devoir batailler ferme pour recoller à deux partout.
Elle laissait passer une première occasion et devait ensuite écarter trois balles de 3-1, dont une concédée sur une double faute, la quatrième de la rencontre. Elle finissait par revenir au score et sur sa lancée, prenait blanc l'engagement de la Serbe qui n'allait jamais s'en remettre.
Jelena Jankovic, demi-finaliste porte d'Austeuil en 2007 et 2008 avant d'atteindre la finale de l'US Open il y a deux ans, regardait ensuite les jeux défiler jusqu'à s'incliner, 6-2 dans le deuxième set, après tout juste 60 minutes.
Samantha Stosur pouvait dès lors savourer sa victoire et son accession à une finale où on ne l'attendait pas, mais que lui a permis un parcours exceptionnel. Sur sa route vers l'ultime rencontre de la quinzaine parisienne, l'Australienne a en effet épinglé la n° 1 mondiale américaine Serena Williams, en quarts de finale, et deux anciennes occupantes du fauteuil de leader de la hiérarchie internationale, la Belge Justine Henin, en huitième de finale, et, enfin, Jelena Jankovic.
À 26 ans et après deux ans gâchés par la maladie de Lyme - une infection bactériologique généralement transmise par les tiques et pouvant conduire à des handicaps physiques et mentaux et à la mort -, elle vise désormais un troisième titre sur le circuit. Le plus prestigieux.
Dans ses face-à-face avec Francesca Schiavone, Stosur mène par quatre victoires à une, dont deux sur terre battue. Sa seule défaite a été enregistrée lors de leur première confrontation en 2005.
L'an passé, l'Australienne avait facilement battu sa future adversaire 6-4, 6-2 au premier tour de Roland-Garros.


