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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Barzani s’engage envers Ankara à contrer le PKK au Kurdistan irakien

Les rebelles kurdes rompent la trêve avec la Turquie.
Le président de la région irakienne autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, a promis hier à Ankara de tout faire pour empêcher les attaques des rebelles kurdes vers la Turquie depuis son territoire. « Nous sommes opposés à la poursuite de la violence. Nous ne considérons pas la sécurité de la Turquie séparément de la nôtre », a-t-il dit au premier jour d'une visite de cinq jours en Turquie, la première depuis 2004, axée notamment sur la sécurité frontalière. « Nous allons déployer tous les efforts pour mettre un terme à cette situation déplorable », a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu. M. Barzani, boudé dans le passé par la Turquie qui l'accusait de tolérer, voire soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie), s'est dit prêt à « toute sorte de coopération avec la Turquie », en vue de meilleurs liens entre Ankara et sa région.
M. Davutoglu s'est pour sa part félicité du réchauffement des liens avec les Kurdes ; il a souligné que son gouvernement souhaitait une « pleine intégration économique » avec le nord de l'Irak. Il a cependant demandé aux Kurdes d'Irak d'en faire davantage contre le PKK. « Nous attendons une coopération entière de nos frères irakiens, particulièrement de l'administration régionale kurde. Nous sommes contents de l'amélioration récente de cette coopération », a-t-il dit. Depuis 2008, la Turquie s'est rapprochée du gouvernement autonome kurde d'Irak. Les Kurdes d'Irak sont réticents à combattre leurs « frères » kurdes du PKK et M. Barzani a, dans ce contexte, exhorté la population kurde de Turquie à soutenir une fragile initiative du gouvernement turc en faveur de l'amélioration des droits de cette communauté.
La visite de M. Barzani intervient quelques jours après la mort de six soldats turcs tués dans une attaque du PKK contre une base navale, dans le sud de la Turquie. Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et de nombreux pays, mène depuis 1984 une lutte armée contre les forces d'Ankara et possède des bases arrière dans les montagnes du Kurdistan irakien. Depuis un an toutefois, les rebelles kurdes observaient une trêve précaire. Mais hier, le PKK a annoncé avoir rompu cette trêve. « Il y a deux jours, nous avons commencé à lancer des attaques contre l'armée turque en riposte à ses attaques militaires répétées contre le PKK et aux attaques politiques dont les Kurdes font l'objet en Turquie », a dit un porte-parole des rebelles. « Nous avons décidé de rompre le cessez-le-feu unilatéral que nous avions annoncé en avril 2009 », a-t-il déclaré depuis le Kurdistan irakien, où l'aviation turque a frappé à la fin du mois de mai une cinquantaine de bases arrière du PKK. Il a justifié cette rupture par ces frappes ainsi que par l'insuffisance de progrès vers une plus grande reconnaissance des droits de la minorité kurde en Turquie.
Le président de la région irakienne autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, a promis hier à Ankara de tout faire pour empêcher les attaques des rebelles kurdes vers la Turquie depuis son territoire. « Nous sommes opposés à la poursuite de la violence. Nous ne considérons pas la sécurité de la Turquie séparément de la nôtre », a-t-il dit au premier jour d'une visite de cinq jours en Turquie, la première depuis 2004, axée notamment sur la sécurité frontalière. « Nous allons déployer tous les efforts pour mettre un terme à cette situation déplorable », a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse avec le ministre turc des Affaires...
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