Rechercher
Rechercher

Culture

Han Van Meegeren, le faussaire de Vermeer à l’honneur à Rotterdam

« Le Christ et la femme adultère », une œuvre de Vermeer. (DR)

Il lui avait acheté pour une fortune un faux Vermeer dans les années 30, sans rancune, le musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam consacre une exposition à Han Van Meegeren, l'un des plus célèbres faussaires du XXe siècle, écrit Mariette Le Roux, de l'AFP.
«C'est ironique, je pense, mais l'art est ambigu», assure le conservateur du musée, Friso Lammertse. «Bien sûr, la contrefaçon, c'est mal. Mais Van Meegeren était un maître dans son art, celui de la contrefaçon », dit-il à l'AFP.
Han Van Meegeren (1889-1947) avait réussi à faire croire au musée de Rotterdam que Les pèlerins d'Emmaüs, qu'il avait peint lui-même, était l'œuvre de Joahnnes Vermeer, célèbre peintre néerlandais du XVIIe siècle. Et il le lui avait vendu pour 540 000 florins, soit environ 4,5 millions d'euros.
Le tableau, encensé par la critique qui l'avait présenté comme «le chef-d'œuvre de Vermeer», avait attiré les foules au musée.
Intitulée «Les faux Vermeer de Van Meegeren», l'exposition présente jusqu'au 12 août quelques-uns des tableaux peints et vendus par le faussaire, des esquisses découvertes dans son atelier, et ses secrets de fabrication.
«D'une certaine façon, il est devenu mondialement célèbre, même si personne ne savait alors que c'était son travail. Cela a dû lui donner une certaine satisfaction», estime Friso Lammertse.
Han Van Meegeren, qui utilisait des pigments naturels employés à l'époque de Vermeer, peignait sur des tableaux du XVIIe siècle dont il avait gratté la peinture originale. Il fissurait la surface du tableau une fois sec et y mettait de l'encre de Chine.
Il utilisait aussi de la bakélite, une résine synthétique développée au début du XXe siècle, avant de glisser le tableau au four pour en durcir la surface.
Ses œuvres passèrent ainsi toujours avec succès le test d'identification de l'époque qui consistait à verser une goutte d'alcool sur la peinture pour vérifier qu'elle ne se dissolvait pas.
Han Van Meegeren a réussi à vendre en 1943 un tableau à Hermann Goering, le chef de l'aviation nazie, qui lui acheta Le Christ et la femme adultère pour 1,65 million de florins (plus de 13 millions d'euros), persuadé qu'il était l'œuvre de Vermeer.
Arrêté à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour collaboration, le faussaire a reconnu être l'auteur des faux attribués à Vermeer, évitant ainsi d'être condamné pour la vente de biens culturels aux nazis.
Han Van Meegeren est mort d'une crise cardiaque peu après avoir été condamné en 1947 à un an de prison pour contrefaçon.
Il lui avait acheté pour une fortune un faux Vermeer dans les années 30, sans rancune, le musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam consacre une exposition à Han Van Meegeren, l'un des plus célèbres faussaires du XXe siècle, écrit Mariette Le Roux, de l'AFP.«C'est ironique, je pense, mais l'art est ambigu», assure le conservateur du musée, Friso Lammertse. «Bien sûr, la contrefaçon, c'est mal. Mais Van Meegeren était un maître dans son art, celui de la contrefaçon », dit-il à l'AFP.Han Van Meegeren (1889-1947) avait réussi à faire croire au musée de Rotterdam que Les pèlerins d'Emmaüs, qu'il avait peint lui-même, était l'œuvre de Joahnnes Vermeer,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut