Les juifs de Turquie s'inquiètent des conséquences éventuelles sur leur communauté de la grave crise entre Israël et la Turquie, a déclaré mercredi à l'AFP Ivo Molinas, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Shalom publié à Istanbul.
"Nous sommes inquiets bien sûr, parce que ça tourne très facilement à l'antisémitisme", a déclaré M. Molinas, dont la communauté compte environ 20.000 personnes en Turquie.
"La rhétorique employée par le Premier ministre était très radicale", a-t-il observé. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a eu mardi, pour le deuxième jour consécutif, des mots très durs contre Israël, suite à l'opération meurtrière israélienne contre une flottille pro-palestinienne d'aide à Gaza.
Il a demandé que l'Etat hébreu soit "absolument puni" pour son "opération inhumaine", au cours de laquelle neuf passagers ont été tués, à bord du ferry turc Mavi Marmara qui faisait partie de l'expédition.
Plus de 20.000 personnes ont manifesté contre l'Etat hébreu, brûlant des drapeaux israéliens, en particulier à Istanbul, et la Turquie a rappelé son ambassadeur en Israël.
"Mais le Premier ministre a aussi dit hier qu'il était contre l'antisémitisme. Il le dit à chaque crise mais il l'a répété hier. Et lui-même, et les leaders de l'opposition, nous ont dit que tout cela n'avait rien à voir avec les juifs de Turquie", a ajouté M. Molinas, dont l'hebdomadaire tire à 5.000 exemplaires.
Le président de la communauté juive, Sami Herman, a déclaré qu'il ne souhaitait pas pour le moment parler à la presse.
"Nous sommes inquiets bien sûr, parce que ça tourne très facilement à l'antisémitisme", a déclaré M. Molinas, dont la communauté compte environ 20.000 personnes en Turquie.
"La rhétorique employée par le Premier ministre était très radicale", a-t-il observé. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a eu mardi, pour le deuxième jour consécutif, des mots très durs contre Israël, suite à l'opération...


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