Les sanctions contre Téhéran sont inévitables, estime Paris
OLJ /
le 02 juin 2010 à 00h29
Les grandes puissances n'ont d'autre choix que de rechercher l'adoption « rapide » de sanctions contre l'Iran après le rapport de l'AIEA concluant que Téhéran prépare de nouveaux équipements pour enrichir de l'uranium, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères. Les ingénieurs iraniens ont commencé à enrichir eux-mêmes de l'uranium à 20 % en février dernier, disant vouloir produire ce combustible pour un réacteur de recherches médicales à Téhéran après l'échec d'un accord avec les grandes puissances sur le traitement de cet uranium à l'étranger. À la mi-mai, Téhéran a convenu avec le Brésil et la Turquie de remettre en œuvre certaines parties de l'accord en acceptant de transférer 1 200 kg d'uranium faiblement enrichi, soit la majeure partie de son stock connu à l'époque, en échange de combustible destiné à son réacteur médical. Mais le nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a montré lundi que le stock iranien d'uranium faiblement enrichi était désormais de 2,4 tonnes. Le transfert à l'étranger de 1,2 tonne ne l'empêcherait donc pas de disposer de matière première en quantité suffisante pour une arme nucléaire, à condition que l'uranium soit enrichi à 90 %. Selon le document de neuf pages de l'AIEA, l'Iran a ajouté un deuxième ensemble de 164 centrifugeuses pour enrichir l'uranium, mais ces machines supplémentaires ne sont pas encore opérationnelles. Les États-Unis ont obtenu l'accord des cinq autres puissances impliquées dans le dossier iranien - France, Russie, Chine, Allemagne et Royaume-Uni - sur un projet de résolution ouvrant la voie à une quatrième série de sanctions contre l'Iran depuis décembre 2006. Ce projet a été déposé au Conseil de sécurité de l'ONU. L'Iran a déjà prévenu qu'il pourrait annuler l'accord négocié avec la Turquie et le Brésil si le Conseil de sécurité approuvait cette nouvelle série de sanctions. De son côté, la Chine a appelé hier l'Iran à accroître sa coopération avec l'AIEA. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ma Zhaoxu a réaffirmé la volonté de Pékin d'arriver à un « règlement global, sur le long terme et approprié » de la crise nucléaire iranienne. « Cela doit être fait par le dialogue et les négociations. C'est dans l'intérêt de toutes les parties », a dit le porte-parole.
Les grandes puissances n'ont d'autre choix que de rechercher l'adoption « rapide » de sanctions contre l'Iran après le rapport de l'AIEA concluant que Téhéran prépare de nouveaux équipements pour enrichir de l'uranium, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères. Les ingénieurs iraniens ont commencé à enrichir eux-mêmes de l'uranium à 20 % en février dernier, disant vouloir produire ce combustible pour un réacteur de recherches médicales à Téhéran après l'échec d'un accord avec les grandes puissances sur le traitement de cet uranium à l'étranger. À la mi-mai, Téhéran a convenu avec le...
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