« La défense a toujours été la base de cette équipe, a rappelé le joueur de 25 ans. Le sélectionneur a insisté sur ce point. Sans quoi nous ne pourrons pas aller loin en Afrique du Sud. »
Problème : il y a un gouffre entre la vieille génération et les jeunes inexpérimentés, si bien que Chiellini pourrait se voir contraint de jouer arrière gauche, Zambrotta (33 ans) restant à droite.
Paradoxe Allemagne-Brésil
La défense allemande, elle, ne compte que deux titulaires sûrs : Mertesacker dans l'axe et Lahm, qui a gagné les galons de capitaine, sur un côté. Pour les deux postes restants, Joachim Löw doit composer avec le récent forfait de Westermann, la méforme de Friedrich (relégué avec le Hertha Berlin), le retour de convalescence de Jansen et le peu d'expérience internationale de Boateng..
Le Brésil offre paradoxalement davantage de garanties, entre un Lucio auteur d'une grosse saison avec l'Inter et deux des tout meilleurs arrières droits du monde, Maicon et Daniel Alves. L'interrogation porte sur la gauche, entre un Bastos qui évolue plus haut en club et un Gilberto à 33 ans.
Au Portugal, les couloirs sont en chantier. Autour de la charnière centrale Ricardo Carvalho-Bruno Alves, le côté gauche se joue entre Duda et Fabio Coentrao, deux habituels milieux offensifs, et à droite entre un Paulo Ferreira peu utilisé en club et un Miguel en perte de vitesse.
Chez les Anglais, le côté droit laisse perplexe. Barry est blessé depuis de longs mois et l'Angleterre s'interroge sur la capacité de Johnson à tenir le coup puisque lui aussi, s'il est rétabli, a été absent une bonne partie de la saison. Les trois autres sont plus fiables, Cole à gauche et Ferdinand-Terry dans l'axe. À l'inverse, la charnière Gallas-Abidal de l'équipe de France suscite des craintes, entre le mollet du premier et les étourderies du second, arrière central de formation mais qui joue toujours à gauche en club. À gauche justement, Evra a pris du galon en recevant le brassard de capitaine.
Sûre Espagne
Ce côté apparaît aussi comme le point fort de l'Argentine avec le combattant Heinze. Le reste de la ligne arrière, Otamendi-Demichelis-Samuel, semble en revanche manquer de vivacité. Mais que dire des Pays-Bas? La défense tout entière représente le point faible de l'équipe : les Mathijsen, Ooijer, Heitinga et autres Boulharouz ont montré leurs limites lors de l'Euro 2008, manquant singulièrement de vitesse. Chez les deux favoris africains, c'est très flou. Au Cameroun, les vieux grognards Song et Geremi Njitap sont toujours là mais, catastrophiques à la CAN 2010, ils devraient laisser leur place à des jeunes sans grande expérience internationale. Idem en Côte d'Ivoire où Demel et Bamba apparaissent très friables, contrairement à Eboué et Kolo Touré (voire son frère Yaya qui peut reculer d'un cran). Finalement, une seule équipe dispose d'une défense rodée et de certitudes : l'Espagne. La charnière Puyol-Piqué fait référence, Sergio Ramos à droite également. À gauche, Arbeloa et Capdevila sont en balance.

