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Moyen Orient et Monde - France

Sarkozy évite une mobilisation massive sur les retraites

Les syndicats espèrent voir le gouvernement faire des concessions, mais n'ont pas réussi à mobiliser un million de manifestants.
Le gouvernement français est parvenu à éviter hier une mobilisation massive contre son projet de reculer l'âge de départ à la retraite au-delà de 60 ans, quand bien même le nombre de manifestants approchait la barre du million, selon les syndicats. Ces derniers disent avoir atteint l'objectif de faire mieux que lors de leur dernière mobilisation du 23 mars (800 000 manifestants selon les syndicats, 380 000 selon la police), mais ils n'ont pas franchi de palier décisif pour espérer voir le gouvernement faire des concessions. « Je crois que le chef de l'État (Nicolas Sarkozy) lui-même va être contraint de réfléchir », a cependant jugé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, premier syndicat du pays. La journée de mobilisation était vue comme un test pour les syndicats dans la mesure où le gouvernement veut aller vite, avec la présentation du contenu de la réforme le 20 juin pour un passage au Parlement en septembre.
Comme souvent, les chiffres divergeaient fortement entre police et organisateurs. À Paris, les manifestants étaient entre 22 000 et 90 000, à Marseille (Sud-Est) entre 12 000 et 80 000. Selon les journalistes de l'AFP, les fonctionnaires formaient le gros des troupes. Les perturbations ont été limitées dans les transports publics, tandis qu'on comptait de 12 % à 40 % de grévistes, selon les sources, dans l'éducation.
L'âge légal de départ à la retraite, actuellement fixé à 60 ans, revient sur un acquis social emblématique accordé en 1983 par le gouvernement socialiste du président François Mitterrand. L'âge légal est celui à partir duquel un salarié peut prétendre à une retraite à taux plein. Du fait de l'allongement de la durée de cotisations, qui atteindra 41 ans en 2012, de nombreux salariés travaillent déjà au-delà. Le recul de l'âge légal sera surtout défavorable aux salariés ayant commencé à travailler tôt, qui sont aussi souvent ceux, ouvriers ou employés, qui ont eu un métier pénible. Le gouvernement, qui pourrait repousser ce seuil à 62 ou 63 ans, considère cependant cette option comme la plus à même d'assurer les besoins de financement estimés à 70 milliards d'euros d'ici à 2030.
Le président Nicolas Sarkozy compte aussi sur cette réforme, présentée comme la dernière de son mandat, pour rebondir dans son camp après la déroute aux élections régionales de mars et pouvoir se représenter avec une image de « réformateur » à la présidentielle de 2012.
Le gouvernement français est parvenu à éviter hier une mobilisation massive contre son projet de reculer l'âge de départ à la retraite au-delà de 60 ans, quand bien même le nombre de manifestants approchait la barre du million, selon les syndicats. Ces derniers disent avoir atteint l'objectif de faire mieux que lors de leur dernière mobilisation du 23 mars (800 000 manifestants selon les syndicats, 380 000 selon la police), mais ils n'ont pas franchi de palier décisif pour espérer voir le gouvernement faire des concessions. « Je crois que le chef de l'État (Nicolas Sarkozy) lui-même va être contraint de réfléchir », a cependant jugé Bernard Thibault, secrétaire général de...
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