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Moyen Orient et Monde - Sécurité Nationale

Obama sonne le glas de la rhétorique belliqueuse des années Bush

L’administration Obama a dévoilé, hier, sa « Stratégie de sécurité nationale » qui tire un trait sur la terminologie de « guerre contre le terrorisme » des années Bush et souligne que le seul usage de la force ne peut garantir la sécurité du pays.
Dévoilée hier, la nouvelle stratégie de l'administration de Barack Obama abandonne la terminologie de « guerre contre le terrorisme » et désigne el-Qaëda comme principal ennemi. La « Stratégie de sécurité nationale » est un document-cadre sur la manière dont les États-Unis évaluent et contrent les menaces, qui a fait l'objet d'intenses consultations au sein de l'administration Obama depuis 16 mois, et dont l'AFP a obtenu copie.
« Nous chercherons toujours à délégitimer l'usage du terrorisme et à isoler ceux qui y ont recours », indique ce document de 52 pages qui sonne formellement le glas de la rhétorique élaborée par l'administration de George W. Bush après le 11-Septembre. « Ce n'est pas une guerre mondiale contre une tactique - le terrorisme - ou une religion - l'islam », précise le texte, qui succède à une précédente version élaborée par l'équipe Bush en 2006 et formalise le credo déjà énoncé par M. Obama en la matière. « Nous sommes en guerre contre un réseau spécifique, el-Qaëda, et ses terroristes affiliés qui appuient les efforts pour attaquer les États-Unis, nos alliés et partenaires », souligne le document.
Le texte met l'accent sur les menaces que représentent les éléments radicalisés n'ayant pas le profil traditionnel de terroristes, comme le jeune Nigérian ayant essayé de faire exploser un avion de ligne au-dessus du territoire américain le jour de Noël, ou encore le père de famille américain d'origine pakistanaise soupçonné d'avoir voulu perpétrer un attentat à la voiture piégée à New York le 1er mai. « Notre meilleure défense contre cette menace réside dans des familles, des collectivités locales et des institutions bien équipées et informées », selon ce document qui précise que « le gouvernement va investir dans le renseignement pour comprendre cette menace ». Il prévoit de mener une évaluation poussée des intérêts américains à l'étranger et de l'usage de la force, pointant un grand nombre de menaces allant de la cyberguerre aux épidémies en passant par les inégalités. Pour atteindre ces objectifs, la nouvelle stratégie propose de s'appuyer sur la puissance militaire mais également la diplomatie, les leviers économiques, l'aide au développement et l'éducation. « Notre sécurité à long terme ne viendra pas de notre faculté à susciter la peur chez d'autres peuples, mais de notre aptitude à répondre à leurs aspirations », a affirmé M. Obama.
Le document préconise toutefois une approche « sans illusion » dans les relations avec les ennemis des Américains comme l'Iran et la Corée du Nord. « Les deux nations ont face à elles un choix clair », indique le document. « S'ils ignorent leurs obligations internationales, nous utiliserons des moyens multiples pour accroître leur isolement et faire en sorte qu'ils se conforment aux normes de non-prolifération internationales », précise le texte.
Le texte marque une évolution de la politique du président Obama vers plus de réalisme, 16 mois après le début d'une présidence teintée de l'idéalisme de sa campagne. Le document maintient la possibilité pour les États-Unis de lancer des actions militaires unilatérales, mais sous des conditions plus strictes que ne le prévoyait la politique de l'administration Bush.
Dévoilée hier, la nouvelle stratégie de l'administration de Barack Obama abandonne la terminologie de « guerre contre le terrorisme » et désigne el-Qaëda comme principal ennemi. La « Stratégie de sécurité nationale » est un document-cadre sur la manière dont les États-Unis évaluent et contrent les menaces, qui a fait l'objet d'intenses consultations au sein de l'administration Obama depuis 16 mois, et dont l'AFP a obtenu copie.« Nous chercherons toujours à délégitimer l'usage du terrorisme et à isoler ceux qui y ont recours », indique ce document de 52 pages qui sonne formellement le glas de la rhétorique élaborée par l'administration de George W....
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