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Culture - Liban Jazz

Avec Louis Sclavis, la nuit était bleutée

Sur la scène du Music Hall réaménagée en salle de cinéma, Louis Sclavis et ses musiciens se sont installés face à l'écran et dos au public faisant revivre, musicalement, le film de Charles Vanel, « Dans la nuit ».

Cinq musiciens pour une composition colorée et contemporaine.  (Sami Ayad)

Accompagné de Jean-Louis Matignier à l'accordéon, Dominique Pifarély au violon, Vincent Courtois au violoncelle et François Merville (percussions et marimba), le clarinettiste et compositeur de jazz Louis Sclavis a présenté la musique du film muet Dans la nuit que Charles Vanel avait réalisé en 1929. Restauré d'abord par la chaîne Arte, le long-métrage avait été repris par Bertrand Tavernier qui l'a lui-même confié à Louis Sclavis.
Plus qu'une bande originale, c'est un dialogue musical qu'a fait revivre ce quintette durant plus d'une heure. « Pour ces images dures, simples et belles, mises au service d'une histoire terrible, douloureuse, parfois brutale, mais dont la puissance fut rarement dépassée dans le cinéma français », disait Marcel Carné, cette formation de jazz n'a pas fait qu'apposer une simple musique. Elle leur a donné une saveur musicale bien particulière. Mettant l'accent sur les instants dramatiques en les alternant par des harmonies plus légères et ludiques, enchaînant les ruptures de rythme, Louis Sclavis a su inviter l'audience à pénétrer la noirceur de la nuit.
Il a suffi de quelques instants pour se rallier au tempo sonore et visuel, et que tout se déclenche comme par enchantement. Au-delà de l'authenticité à l'œuvre, de ces lavis qui coulent sur la pellicule, de ces coins d'ombre et de lumière, des thèmes inébranlables de l'amour et de ses sacrifices, il y a ce bruitage qui s'infiltre dans la trame même de l'action pour donner une dimension et une résonance nouvelles. Le réalisme du film, « qui évoque La nuit du chasseur, de Charles Laughton, ainsi que l'expressionnisme allemand de Murnau, ou encore la touche de Carné avant la lettre », a dit Slavis en présentant l'œuvre, a vibré à nouveau sous ce mélange de notes bleues et jazzy du quintette, offrant à voir le talent de ce grand comédien ainsi que la contemporanéité d'une œuvre qui ne s'est pas démodée.
Accompagné de Jean-Louis Matignier à l'accordéon, Dominique Pifarély au violon, Vincent Courtois au violoncelle et François Merville (percussions et marimba), le clarinettiste et compositeur de jazz Louis Sclavis a présenté la musique du film muet Dans la nuit que Charles Vanel avait réalisé en 1929. Restauré d'abord par la chaîne Arte, le long-métrage avait été repris par Bertrand Tavernier qui l'a lui-même confié à Louis Sclavis.Plus qu'une bande originale, c'est un dialogue musical qu'a fait revivre ce quintette durant plus d'une heure. « Pour ces images dures, simples et belles, mises au service d'une histoire terrible, douloureuse, parfois brutale, mais dont la puissance fut rarement dépassée...
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