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Kouchner juge à Beyrouth que la tension est retombée

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a fait état dimanche après des entretiens à Damas et Beyrouth d'un certain apaisement entre Israël et ses voisins, appelant toutefois au respect de la résolution 1701 ayant mis fin à la guerre de l'été 2006 au Liban.

"Personne ne parle plus de tension, ou alors cette tension est retombée", a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse à Beyrouth, avant de s'envoler pour Le Caire.

Il s'est dit "plutôt rassuré" après sa tournée, et ses rencontres à Damas avec le président syrien Bachar al-Assad puis à Beyrouth, avec le président libanais Michel Sleimane et le Premier ministre Saad Hariri.

"Le ministre Kouchner a informé le président que sa tournée régionale vise à apaiser les tensions récentes, qui ont commencé à décliner ces derniers jours, notamment en ce qui concerne les menaces israéliennes", a déclaré le bureau de M. Sleimane après cette rencontre.

M. Kouchner était venu jouer la carte des relations de la France avec Damas et Beyrouth, pour tenter de faire baisser la tension née du surarmement de Hezbollah, alliée de la Syrie.

"On ne peut se résigner à un perpétuel état de tension même quand elle décroît", a indiqué M. Kouchner à des journalistes après avoir rencontré dimanche matin à Damas le président syrien Bachar al-Assad.

M. Assad "a affirmé qu'il n'y avait pas matière à s'inquiéter, qu'il n'y avait pas de Scud sur votre territoire", a-t-il déclaré à l'adresse des journalistes libanais.

Près de quatre ans après la guerre entre Israël et le Hezbollah, des responsables israéliens ont récemment accusé Damas de livrer des missiles à moyenne portée et même des missiles Scud au Hezb, faisant craindre un nouvel embrasement dans la région.

"Ce qu'on a affirmé au Liban et en Syrie, c'est que personne ne veut provoquer de tension", a dit M. Kouchner.

"Je me fais l'écho de cet apaisement", a-t-il poursuivi, tout en appelant au respect de la résolution 1701, qui avait mis fin à la guerre dans le sud du Liban, laquelle a fait plus de 1.200 morts côté libanais, essentiellement des civils, et plus de 160 côté israélien, principalement des soldats.

Cette résolution du Conseil de sécurité de l'ONU prévoit un embargo sur les armes à destination du Liban qui ne seraient pas autorisées par le gouvernement libanais ou la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

M. Kouchner a par ailleurs cité comme facteurs de l'apaisement le lancement des discussions de proximité entre Israéliens et Palestiniens et le fait que la situation se soit "un peu clarifiée" sur le dossier nucléaire iranien.

Après une étape à Istanbul, M. Kouchner était arrivé samedi soir à Damas où il a eu un dîner de travail avec son homologue syrien Walid Mouallem, puis rencontré M. Assad dimanche matin.

Selon l'agence officielle syrienne Sana, le président Assad a qualifié d'inacceptable la politique occidentale qui "garde le silence sur les violations israéliennes", lors de son entretien avec M. Kouchner.

M. Assad a fait valoir au ministre français que la tension actuelle était provoquée, selon lui, par Israël qui procède à des manoeuvres militaires et effectue des survols du Liban, a indiqué une source diplomatique française.

Le président syrien lui a affirmé, selon la même source, que Damas ne déclencherait jamais la guerre et le Hezbollah non plus, et estimé que ce n'était pas non plus l'intérêt de l'Iran (qui soutient le Hezbollah) de déclencher un conflit.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a fait état dimanche après des entretiens à Damas et Beyrouth d'un certain apaisement entre Israël et ses voisins, appelant toutefois au respect de la résolution 1701 ayant mis fin à la guerre de l'été 2006 au Liban.
"Personne ne parle plus de tension, ou alors cette tension est retombée", a déclaré M. Kouchner lors d'une conférence de presse à Beyrouth, avant de s'envoler pour Le Caire.
Il s'est dit "plutôt rassuré" après sa tournée, et ses rencontres à Damas avec le président syrien Bachar al-Assad puis à Beyrouth, avec le président libanais Michel Sleimane et le Premier ministre Saad Hariri.
"Le ministre Kouchner a informé le...