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Liban - Éclairage

Un cocon de détente politique pour faire fructifier la saison touristique d’été

Les visiteurs de Baabda rapportent que le président Michel Sleiman se déclare satisfait des éclaircies qui confortent la stabilité politique, ce qui stimule l'afflux de touristes et d'émigrés en vacances, aux portes de la saison d'été. Un mouvement également avantagé par ce défilé incessant de dirigeants étrangers qui démontre que le Liban reprend un rôle de pivot incontournable dans la région. Selon ces témoins, le chef de l'État estime que le pays aborde une phase prometteuse, en relevant que, du reste, 2009 a été une assez bonne année du côté de la croissance et du redressement économiques, comme sur bien d'autres plans. Il souhaite que 2010 se termine sur un bilan encore plus favorable, grâce à la stabilité.
Les Libanais, soulignent ces sources, doivent tirer profit du climat positif ambiant qui attire capitaux et investisseurs étrangers. Ce qui se traduit, notamment, par la floraison d'importants projets immobiliers dans l'ensemble des régions. Parallèlement, les responsables se trouvent encouragés à lancer enfin l'indispensable chantier de réformes prévu dans Paris III. Forts d'ailleurs de leur succès dans l'organisation d'échéances capitales, les législatives d'abord et maintenant les municipales. À ce propos, le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, souligne qu'il faut conforter la stabilité. Pour ce faire, il s'emploie lui-même à ce que les deux dernières étapes des municipales, au Sud et au Nord, se déroulent comme les précédentes sans incidents.
Maintenant, il faut franchir un premier cap avec l'adoption du budget, puis parachever les nominations.
Les formations du cru se proclament à l'unisson pour la réforme et affirment soutenir, dans ce cadre, les initiatives et les efforts du président Sleiman. Mais il en est dont la sincérité prête tout de suite à doute. Car les changements nuiraient manifestement à leurs intérêts et à leur classement sur l'échelle politique interne. On note ainsi que sur des points plus ou moins importants nombre de professionnels expriment d'avance de nettes objections. Mais comme leurs objectifs sont distincts, ils ne forment pas de front contestataire. Et ils ne semblent donc pas en mesure de stopper le mouvement de réforme que le Liban amorce. « L'État, martèle un haut responsable, est absolument déterminé à mener la réforme à bien, contre vents et marées. Toutes les difficultés et entraves seront surmontées sans faute », promet-il.
Des observateurs accordent une importance particulière à la véritable cohue des visiteurs étrangers. Quand l'un s'en va, l'autre arrive et parfois c'est exactement en même temps, ce qui fait désordre du côté du salon d'honneur de l'AIB. Comme on l'a noté pour le chassé-croisé de l'émir du Koweït et du Premier ministre grec. Dont la participation au forum économique arabe a été d'autant plus remarquée que, comme on sait, son pays est actuellement en pleine tourmente financière. La densité élevée de la participation arabe et occidentale à cette rencontre montre que le Liban a su recouvrer un rôle notable sur le plan économique et financier. En grande partie grâce à la stratégie qu'applique le patron de la Banque du Liban, Riad Salamé, dont les mérites se trouvent certifiés par les multiples distinctions internationales qui lui sont décernées. Il a été ainsi fêté à New York, à Singapour comme dans de nombreuses capitales européennes ou arabes. Ses directives anticipées de régulation ont mis le Liban à l'abri de la crise mondiale.
Cela étant, les cadres des organismes économiques soulignent pour leur part que le meilleur atout pour finaliser le redressement économique consiste dans la consolidation et la pérennisation de la stabilité politique, elle-même mère de cette stabilité sécuritaire qu'exigent, en tout premier lieu, les investisseurs. Ils ajoutent cependant que la détente, c'est bien, mais qu'il faut encore plus. C'est-à-dire, selon ces cercles, qu'il est nécessaire de faire avancer le dialogue national, en vue de conclure un accord d'entente global, seule garantie in fine de la paix économique. Ou encore, meilleure garantie pour la paix tout court, rien ne pouvant mieux dissuader Israël d'attaquer notre pays qu'une solide unité nationale libanaise. D'autant qu'avec un tel argument à la clé, les puissances veilleraient sans hésiter à empêcher Israël d'agresser le Liban.
Les visiteurs de Baabda rapportent que le président Michel Sleiman se déclare satisfait des éclaircies qui confortent la stabilité politique, ce qui stimule l'afflux de touristes et d'émigrés en vacances, aux portes de la saison d'été. Un mouvement également avantagé par ce défilé incessant de dirigeants étrangers qui démontre que le Liban reprend un rôle de pivot incontournable dans la région. Selon ces témoins, le chef de l'État estime que le pays aborde une phase prometteuse, en relevant que, du reste, 2009 a été une assez bonne année du côté de la croissance et du redressement économiques, comme sur bien d'autres plans. Il souhaite que 2010 se termine sur un bilan encore...
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