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Moyen Orient et Monde - Crise

Pyongyang devra payer pour le naufrage du Cheonan, estiment Séoul et Washington

Hillary Clinton a exigé que la Corée du Nord mette fin à « son comportement provocateur ».

L’épave de la corvette sud-coréenne. Lee Jae-Won/AFP

Les États-Unis et la Corée du Sud ont estimé hier que la Corée du Nord devrait payer un prix pour le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan, coulée par un tir de torpille qui avait fait 46 morts en mars.
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, de passage à Tokyo, a exigé que la Corée du Nord mette fin à « son comportement provocateur ». Et, alors que la pression internationale s'accentuait sur le régime communiste de Pyongyang après des conclusions d'enquête, Mme Clinton a dit qu'il était « important d'envoyer à la Corée du Nord le message clair que des actes de provocation ont des conséquences ».
Séoul avait également haussé le ton quelques heures plus tôt. « La Corée du Nord a dépassé les limites et, pour un tel acte, nous la ferons payer », a assuré le ministre sud-coréen de la Défense Kim Tae-young, ajoutant que, parmi les mesures envisagées, figurent des sanctions supplémentaires au Conseil de sécurité de l'ONU. De son côté, le président sud-coréen Lee Myung-bak a qualifié le naufrage de « provocation armée qui constitue une violation de la Charte des Nations unies, de l'accord d'armistice (ayant mis fin à la guerre de Corée entre 1950 et 1953) et de l'accord cadre intercoréen (de 1991) ». Mais le Sud semble avoir écarté une quelconque riposte militaire par crainte d'une guerre généralisée. « Cet incident est si sérieux et si grave que nous devons être très prudents dans la façon dont nous le gérons », a dit M. Lee.
Jeudi, une enquête internationale sur la cause du naufrage de la corvette de 1 200 tonnes, qui a coulé le 26 mars au large de l'île de Baengnyeong, près de la frontière maritime avec la Corée du Nord, a conclu à un tir de torpille par un sous-marin nord-coréen.
Le commandement des Nations unies en Corée du Sud, contrôlé par Washington, a déclaré hier qu'il mettait en place « une équipe spéciale d'investigations » pour passer en revue les résultats de l'enquête internationale dirigée par la Corée du Sud et « déterminer l'étendue de la violation de l'armistice (de 1953) ».
Pour la deuxième fois en deux jours, la Corée du Nord a nié hier toute implication dans le naufrage de la corvette, accusant Séoul d'avoir « fabriqué » des preuves et affirmant que les deux pays étaient désormais « proches de la guerre ».
Un haut responsable militaire sud-coréen a estimé que l'attaque contre le Cheonan était une vengeance liée à un incident maritime frontalier en novembre dernier à l'issue duquel un patrouilleur nord-coréen s'était retrouvé en flammes. L'objectif du tir de torpille nord-coréen en mars était de « rétablir l'honneur de l'armée et remonter son moral », a affirmé le général Hwang Won-dong, directeur de l'Agence des renseignements de la défense sud-coréenne.
Par ailleurs, Hillary Clinton a entamé hier une tournée d'une semaine en Asie par une escale de quelques heures au Japon, alors que l'affaire du Cheonan a quelque peu bousculé son programme. Elle doit se rendre en Chine et en Corée du Sud. « Je suis impatiente d'avoir des consultations fermes avec la Chine au sujet du naufrage du navire sud-coréen », a dit Mme Clinton. Selon des analystes, la Chine, principale alliée de la Corée du Nord, pourrait soutenir des sanctions à l'ONU contre Pyongyang, mais se soucie avant tout de préserver la stabilité régionale. Hier, Pékin avait appelé « toutes les parties à la retenue ».

Les États-Unis et la Corée du Sud ont estimé hier que la Corée du Nord devrait payer un prix pour le naufrage de la corvette sud-coréenne Cheonan, coulée par un tir de torpille qui avait fait 46 morts en mars.La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, de passage à Tokyo, a exigé que la Corée du Nord mette fin à « son comportement provocateur ». Et, alors que la pression internationale s'accentuait sur le régime communiste de Pyongyang après des conclusions d'enquête, Mme Clinton a dit qu'il était « important d'envoyer à la Corée du Nord le message clair que des actes de provocation ont des conséquences ».Séoul avait également...
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