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Sport - Trois Questions À...

Et un exploit de plus à mettre à l’actif de Ali Wehbi

Toujours souriant , malgré des conditions climatiques dantesques : mais pour Ali, c’est pour la bonne cause.

Le coureur du désert, le Libanais Ali Wehbi, est de retour à Beyrouth après une nouvelle prouesse personnelle dans le Kimberley, en Australie de l'Ouest, où il a une fois de plus participé à une course d'endurance extrême, la spécialité de ce coureur de fond.
Dédiant sa course à l'organisation Brave Heart Fund, Wehbi a pris part avec 200 concurrents à une course s'étalant sur 7 jours à travers 250 kilomètres de plaines de spiniflex (une herbe porc-épic des déserts australiens), de collines rocheuses et de canyons inondés.
Rencontre avec cet athlète accompli au grand cœur.

Parlez-nous un peu de la course en Australie...
Selon Mary K. Gadams, la fondatrice de RacingThePlanet (une compagnie qui organise une série unique d'épreuves extrêmes de course à pied qui se déroulent dans des pays reculés, NDLR), il s'agissait d'une des courses d'endurance les plus difficiles jamais organisées. Les concurrents sont poussés à leur limite d'endurance à chaque instant de la course.
Nul besoin de mentionner sinon que les conditions météorologiques sont extrêmes dans cette partie du globe : les températures atteignent les 55 degrés Celsius alors que l'humidité est de 87 % !
Pour vous donner une autre idée de la difficulté du parcours et des conditions climatiques, il y a eu près de soixante-dix concurrents qui ont été dans l'obligation d'abandonner, certains même ont été transportés à l'hôpital par avion, alors qu'ils s'étaient tous préparés physiquement et mentalement pour cet événement.

Comment s'est déroulée votre course ?
Mes espoirs d'un bon classement se sont évaporés dès le premier jour, quand le groupe d'athlètes avec qui je courais s'est égaré. La pluie avait rendu le balisage très difficile à repérer, et il a fallu que j'utilise la boussole pour que je puisse reprendre la bonne direction.
Mais les dégâts étaient déjà faits ; j'avais perdu 3 heures déjà sur le coureur de tête.
Au fur et à mesure de la course, j'ai réussi à remonter mon handicap graduellement, spécialement dans la grande étape de 100 km.
J'ai finalement terminé la course en prenant la dix-huitième place.
Ce fut vraiment une course difficile et il faut noter également que les organisateurs ne nous avaient aucunement facilité la tâche : nous courrions la nuit avec la peur de tomber nez à nez avec des crocodiles, les différentes compositions du terrain (rochers, rivières puis sable) nous ont complètement limé les pieds, etc.

Alors que le sport libanais fait relativement du surplace, d'où est-ce que vous avez cherché la motivation et le support financier pour réaliser cette course ?
Comme tout événement sportif, rien n'est réalisable sans l'aide financière d'un sponsor. Je remercie infiniment pour leur bonté et générosité Nokia, Etihad Airways ainsi que Lifestyles, sans qui je n'aurais jamais atteint mon objectif.
Quant au support moral, je voudrais remercier chaleureusement Brave Heart Fund. Cette organisation caritative lève des fonds pour venir en aide aux enfants atteints de malformations cardiaques congénitales en leur fournissant soins et traitements leur permettant de vivre le plus normalement leur vie de tous le jours.
La cause que défend Brave Heart Fund me tient particulièrement à cœur. Avec cette course, j'ai essayé d'envoyer un message d'amour, de compassion et d'espoir à Brave Heart Fund et aux enfants. Ils m'ont encouragé moralement à me surpasser dans mes derniers retranchements, et ce à chaque fois que je passais dans des moments difficiles.

Le coureur du désert, le Libanais Ali Wehbi, est de retour à Beyrouth après une nouvelle prouesse personnelle dans le Kimberley, en Australie de l'Ouest, où il a une fois de plus participé à une course d'endurance extrême, la spécialité de ce coureur de fond.Dédiant sa course à l'organisation Brave Heart Fund, Wehbi a pris part avec 200 concurrents à une course s'étalant sur 7 jours à travers 250 kilomètres de plaines de spiniflex (une herbe porc-épic des déserts australiens), de collines rocheuses et de canyons inondés.Rencontre avec cet athlète accompli au grand cœur.Parlez-nous un peu de la course en Australie...Selon Mary K. Gadams, la fondatrice de RacingThePlanet (une compagnie qui organise une...
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