Le rationnement de carburant ne devrait pas en principe affecter le trafic aérien.
Le communiqué explique que ce rationnement est dû au fait que le combustible qui a été envoyé au Liban par bateau, le 11 mai dernier, n'était pas conforme aux normes internationales. C'est ce qu'a dévoilé l'examen en laboratoire de la dernière cargaison. Le communiqué précise que les réservoirs de fuel qui se trouvent à l'AIB, qui peuvent contenir jusqu'à 18 millions de litres, ne renferment plus que 6 millions de litres actuellement, d'où la décision de rationnement prise par la direction. Entretemps, le mot d'ordre a été donné aux avions de faire le plein dans les aéroports où ils se trouvent avant d'atterrir au Liban, en attendant que le problème soit résolu. Contacté par L'Orient-Le Jour, le responsable d'une compagnie aérienne, qui a voulu garder l'anonymat, a écarté toute possibilité de paralysie de la navigation aérienne.
Par ailleurs, le bureau de presse du ministère de l'Énergie et de l'Eau a publié un communiqué dans lequel il affirme que le ministère « n'est pas responsable, ni de près ni de loin, de l'approvisionnement de l'aéroport en matière de fuel », soulignant que cette tâche incombe « au secteur privé et aux sociétés importatrices », la responsabilité du ministère étant simplement d'examiner le combustible et de s'assurer qu'il est conforme aux normes requises. « Ce que le ministère a fait », ajoute le communiqué qui insiste sur le fait que « la sécurité des voyageurs et des avions est une affaire sérieuse qui ne saurait être prise à la légère ». Le texte précise que le carburant qui a été importé par bateau « aurait pu provoquer des pannes et être à l'origine de catastrophes aériennes ». Le communiqué ajoute que le ministre concerné, Gebran Bassil, a avalisé une décision définissant le mécanisme d'examen et de contrôle des camions citernes transportant la même substance, et qui peut être acheminée de Syrie par le biais du même secteur privé, en attendant l'importation d'une autre cargaison par voie de mer.

