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Sport - Tennis

Tsonga, Monfils et Rezaï seuls espoirs français à Roland-Garros

Jo-Wilfried Tsonga a été victime d’une lombalgie la semaine dernière à Madrid. Néanmoins, il reste l’un des espoirs français les plus sérieux pour Roland-Garros. Dominique Faget/AFP

Les chances françaises de briller aux Internationaux de France qui débutent dimanche se résument à trois noms : Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils chez les garçons et Aravane Rezaï chez les filles.
Dernier vainqueur français en 1983, Yannick Noah, qui fête ce mardi ses 50 ans, n'a peut-être pas conscience du lourd passé qu'il a laissé.
Jo-Wilfried Tsonga, 10e mondial, et Gaël Monfils, 15e, ont un profil intéressant, mais l'heure de la succession ne semble pas devoir sonner cette année.
D'abord parce que la concurrence est impitoyable, et parce que Tsonga manque de références sur la surface pour prétendre bousculer la hiérarchie avec une petite trentaine de matches sur terre battue depuis le début de sa carrière.
Victime d'une lombalgie la semaine dernière à Madrid, il ne doutait pas de sa faculté à être à 100 % pour la quinzaine et, classé tête de série numéro 8, il pourra espérer une montée en régime avant d'être confronté aux grands fauves du circuit.
Gaël Monfils, demi-finaliste en 2008 et quart de finaliste l'an dernier - dominé chaque fois par Roger Federer -, possède plus de marques sur la terre battue.
Blessé à la main gauche en mars, il n'a repris la compétition que la semaine dernière. Un handicap qui peut être rédhibitoire quand arriveront les combats de longue haleine.
« On nous rappelle souvent que Yannick Noah avait un mental plus fort, qu'il savait ce qu'il voulait », a-t-il déclaré à Reuters la semaine dernière à Madrid.
« C'est plus dur pour nous, on travaille, mais en 1983, il a eu beaucoup de réussite. Actuellement, sur le circuit, il y a des joueurs qui sont plus forts que nous, tout simplement », a-t-il ajouté.
« Il ne faut pas se leurrer, Rafa a des stats improbables sur terre battue, Federer fait demi-finale au minimum en grand chelem. On a tous envie d'inscrire notre nom au palmarès, mais il faut patienter. Et là, je parle au nom de mes potes. »

Rezaï peut viser haut
Quart de finaliste à Roland-Garros en 2006, Julien Benneteau court après la confiance. Quant à Michaël Llodra, Jérémy Chardy et Paul-Henri Mathieu, ils signeraient probablement pour égaler leurs meilleurs parcours à Paris, à savoir un huitième de finale.
On guettera enfin le retour Porte d'Auteuil de Richard Gasquet, 68e mondial. Interdit de Roland-Garros l'an dernier en raison de son contrôle positif à la cocaïne, il entend se régaler.
À 23 ans, Gasquet ne manque pas de talent, comme l'a prouvé son titre dimanche au Challenger de Bordeaux. Il espère juste que le tirage lui évitera de croiser la route au premier tour de Rafael Nadal, comme cela avait été le cas à l'US Open.
Dans le tableau féminin, l'irruption inattendue d'Aravane Rezaï cache la petite santé du tennis féminin français, fragilisé par le départ à la retraite d'Amélie Mauresmo.
À sa grande époque, l'ancienne numéro un mondiale n'avait jamais dépassé les quarts de finale Porte d'Auteuil.
Depuis son titre à Madrid, aux dépens des meilleures joueuses du monde, c'est le stade de la compétition auquel on peut espérer retrouver Aravane Rezaï qui devrait être tête de série numéro 15.
L'an passé, elle avait sombré 6-1 6-0 en huitième de finale face à Dinara Safina. Un mauvais souvenir qu'elle veut et peut effacer si elle produit le même tennis qu'à la Caja Magica.
Malgré un huitième de finale en 2007, Marion Bartoli, 14e mondiale, vit la saison sur terre battue comme une douleur intérieure.
« La terre battue me pose des problèmes pour faire les points gagnants qui restent l'architecture de mon jeu », a-t-elle reconnu à Madrid après une piteuse défaite 6-2 6-0 face à l'Espagnole Anabel Medina Garrigues.
Les chances françaises de briller aux Internationaux de France qui débutent dimanche se résument à trois noms : Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils chez les garçons et Aravane Rezaï chez les filles.Dernier vainqueur français en 1983, Yannick Noah, qui fête ce mardi ses 50 ans, n'a peut-être pas conscience du lourd passé qu'il a laissé.Jo-Wilfried Tsonga, 10e mondial, et Gaël Monfils, 15e, ont un profil intéressant, mais l'heure de la succession ne semble pas devoir sonner cette année.D'abord parce que la concurrence est impitoyable, et parce que Tsonga manque de références sur la surface pour prétendre bousculer la hiérarchie avec une petite trentaine de matches sur terre battue depuis le début de sa...
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