Le président Sleiman, interrogé par l'agence KUNA, a salué le rôle que joue l'émir al-Sabah à chaque fois qu'une médiation épineuse s'impose. « Sa visite au Liban est importante de par son timing », a-t-il ajouté, évoquant les troubles dans la région, les menaces israéliennes contre la Syrie et le Liban, et l'échec des tentatives du président américain Barack Obama de booster la relance du processus de paix au Proche-Orient.
Pour sa part, le ministre de l'Information Tarek Mitri a insisté sur l'importance du rôle joué par le Koweït dans la concrétisation du concept-slogan de solidarité panarabe. Également interrogé par l'agence KUNA, il a rappelé que l'émir al-Sabah s'est constamment tenu aux côtés du Liban, de son unité et de sa stabilité. « Il a parrainé de nombreux dialogues et initié bon nombre d'initiatives diplomatiques afin que le Liban puisse récupérer sa bonne santé économique et politique », a encore dit le ministre Mitri.
« Notre pays est sans doute le plus attaché à l'entente entre les Arabes afin qu'il ne se transforme pas de nouveau en arène où se soldent différents comptes étrangers... Le Liban veut être une terre de rencontres, d'interaction, d'échanges et de coopération interarabes, a affirmé M. Mitri. L'entente ne se construit pas uniquement par la diplomatie ou par les visites, mais par un travail commun, et c'est exactement ce qui caractérise, constamment, l'émir al-Sabah », a ajouté le ministre de l'Information.
Quant au leader des Forces libanaises, Samir Geagea, il a, lui aussi, salué la visite de l'émir koweïtien, estimant qu'elle revêt en ces circonstances une importance « particulière ». « Le Liban est au cœur de la tempête, et sa visite me rappelle celles qu'il menait lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères, à la fin du mandat du président Amine Gemayel en 1988 », a déclaré M. Geagea, se souvenant de la commission arabe des Six qu'il présidait et qui avait pavé la voie à l'accord de Taëf.
« L'axe arabe modéré, qui n'a certes pas encore rempli son rôle avec la dynamique et l'efficacité requises, est le seul à même de trouver à la cause palestinienne une solution juste et efficace, alors que l'axe opposé, qui s'est autoproclamé axe de la résistance, est en réalité tout sauf cela... a souligné M. Geagea. Je pense que si l'on n'a pas réussi à trouver une solution à la naqba depuis que la naqba a eu lieu, c'est à cause de ce genre de comportements, à cause de cet axe de la résistance qui abuse de démagogie et de chaos, et qui aiguise les instincts d'une façon très subjective... La résistance est un mot très noble, beau et poétique, mais l'axe de la résistance l'emploie à des fins toutes autres », a déploré le leader des FL.
Signalons que le président de la municipalité de Bhamdoun-Gare, Osta Abourjeily, s'est lui aussi félicité de la visite de l'émir al-Sabah.

