La révélation de la bête à la concession Ferrari, à Saïfi, au centre-ville de Beyrouth.
Et pourtant, malgré l'excellence du modèle qui est toujours d'actualité, il est déjà temps de la renouveler. La tâche pourrait sembler difficile pour les techniciens de Maranello, mais on dirait bien qu'ils ont hautement relevé le défi. Jugez par vous-même : sous le capot feule un moteur V8 4,5 litres à injection directe (d'où le nom de la bête), soit « seulement » 0,2 litre de cylindrée de plus par rapport à la F430. Mais le résultat est 80ch supplémentaire, soit 570ch au total et un couple maximal de 540 Nm à 6 000 t/min ! Cela veut dire également un rendement puissance spécifique stratosphérique qui atteint 127 chevaux/litre !
À l'instar du cabriolet California, la 458, dévoilée au monde au dernier Salon de Francfort, bénéficie aussi d'une boîte double embrayage à 7 rapports pour transmettre cette puissance à l'essieu arrière. Cela signifie que 3,4 secondes suffisent pour atteindre les 100 km/h pour une vitesse maximale de près de 325 km/h.
Côté design, Ferrari se montre sous son meilleur
jour ; particulièrement fluide, son dessin la rend plus ramassée encore que la 430.
Si cette dernière était résolument agressive, brutale même, la nouvelle venue exhale plutôt un parfum de sportivité contenue, de puissance plus que de force. Elle n'en est pas moins spectaculaire, avec ses batteries de diodes dans des phares allongés, son capot vitré au-dessus du moteur permettant de jeter un œil dans les entrailles de la machine, son extracteur arrière intégrant une triple sortie d'échappement (similaire à celle de la F40) et son profil qui n'est pas sans rappeler celui de l'Enzo.
Conclusion
En espérant un jour pouvoir dompter cette nouvelle Ferrari, nous n'avons aucun doute que la 458 se pose comme une digne héritière de la lignée des voitures à moteur central de la marque. Et ce jusque dans son prix bien sûr, qui devrait virevolter aux alentours de... 400 000 dollars américains sur le territoire libanais !

