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Liban

Le 14 Mars remercie les Beyrouthins d’avoir préservé la parité

MM. Harb et Hariri se sont tous deux félicités des résultats des élections à Beyrouth. Photo Dalati et Nohra

Le chef du gouvernement, Saad Hariri, a remercié hier les électeurs beyrouthins pour avoir soutenu l'unité de la capitale et montré leur détermination à préserver la coexistence et la parité islamo-chrétienne.
Dans une déclaration, il a estimé que le résultat du scrutin « reflète la détermination des Beyrouthins à consacrer l'approche établie par le Premier ministre martyr Rafic Hariri, qui garantit la parité totale islamo-chrétienne au conseil municipal, afin que ces derniers puissent participer aux efforts soutenus de redressement et de développement, dont nous avons toujours besoin ».
M. Hariri a estimé que « ce résultat n'aurait pas été possible sans la prise de conscience et la sagesse des Beyrouthins, à qui j'exprime ma profonde gratitude et mes sincères remerciements, pour avoir élevé la voix de l'unité, de la modération et de la coexistence dans la capitale ».
Le ministre du Travail, Boutros Harb, reçu dans la matinée par M. Hariri, a félicité ce dernier pour le résultat des élections et pour avoir préservé l'unité de la capitale ainsi que la parité au conseil municipal. Il s'est aussi félicité de ce que « toutes les tentatives de diviser les Libanais sur des bases confessionnelles et sectaires ont échoué à Beyrouth », estimant qu'elles doivent aussi échouer dans tout le Liban. M. Harb a aussi relevé que les résultats des élections ont « jusque-là montré qu'une majorité de Libanais appuie les options du Premier ministre et des forces politiques qui le soutiennent ».

Michel Pharaon et les résultats à Beyrouth I
Dans une déclaration, le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a dédié la victoire de la liste semi-consensuelle et des moukhtars du 14 Mars aux habitants de la capitale « soucieux de son unité », estimant que la mobilisation du CPL (qu'il n'a pas nommé) a « contribué à donner à cette victoire une dimension politique ».
Il a félicité le nouveau conseil municipal pour sa victoire, pour le respect de la parité et de l'équilibre entre les candidats, « ce qui permettra de dynamiser son action, loin des bras de fer, du piège qui était tendu pour Beyrouth et du climat de provocation et de chantage pratiqué contre les leaderships chrétiens ».
M. Pharaon s'est dit consterné par le caractère donné par le CPL à la bataille à Beyrouth I, qu'il a placée sous le signe du référendum, estimant que le référendum aurait pu être effectué par le biais de bulletins blancs. Il a aussi déploré la bataille menée contre les moukhtars « qui représentent l'histoire de Beyrouth », reprochant au général Michel Aoun de les avoir comparés à « des chemises ». M. Pharaon a rappelé les résultats des élections à Beyrouth I, précisant que le 14 Mars a remporté les 12 postes de moukhtar à Achrafieh, les 4 postes de moukhtar à Saïfi et 5 postes de moukhtar à Rmeil, les 7 autres ayant été élus « grâce aux voix du parti Tachnag », a-t-il indiqué. M. Pharaon a exprimé ses regrets parce que le Tachnag s'est associé à la bataille contre les moukhtars. Il a exprimé le souhait dans ce cadre que ces élections permettront d'ouvrir une nouvelle page avec ce parti.
Le ministre de l'Éducation, Hassan Mneimné, a de son côté salué les Beyrouthins pour avoir « montré leur attachement à la parité et à la coexistence », et constaté que « les parties qui ont boycotté le scrutin n'ont pu rien réaliser ». Selon lui, les résultats du vote « montrent que les Beyrouthins soutiennent les projets de développement du Premier ministre ».
Abondant dans le même sens, le député Tammam Salam a félicité les électeurs pour avoir élu un conseil municipal homogène, alors que son collègue, Serge Ter Sarkissian, a invité « la partie adverse à reconnaître la victoire remportée par le 14 Mars qui a raflé 70 % des sièges de moukhtars ». « Nous ne considérons pas les élections de moukhtars comme un référendum, mais nous mettons l'accent sur leur dimension sociale », a-t-il dit, soulignant que « ces derniers font partie intégrante du tissu social de Beyrouth I ».

Nadim Gemayel
Le député Nadim Gemayel a pour sa part reproché au CPL « une attitude condescendante contre laquelle les électeurs d'Achrafieh se sont exprimés dans les urnes ». « Le général Aoun doit réaliser que ses choix politiques ne correspondent pas à ceux des chrétiens qui ont besoin d'options similaires à celles du 14 Mars », a-t-il dit, avant de l'inviter à rejoindre ce rassemblement.
Le député Nabil Nicolas a donné une autre interprétation des résultats des élections à Beyrouth. Il a estimé que « les Beyrouthins n'acceptent pas la loi sur base de laquelle les élections ont eu lieu », soulignant que la faiblesse de la participation aux élections « reflète une protestation contre la gestion de la bataille électorale, fondée sur le monopole et la dictature ». Rappelant qu'en 1998 et en 2004, il y a eu un boycottage, il a indiqué que celui-ci se poursuit parce qu'« une partie des Beyrouthins ne se sent pas correctement représentée ».
M. Nicolas a ainsi souligné que le nombre d'électeurs des moukhtars était plus important que celui du conseil municipal, « ce qui prouve que le référendum auquel nous avions appelé a réussi ».
Il a assuré que le CPL a gagné la bataille à Beyrouth. « Preuve en est, le nombre de moukhtars qu'il a pu élire. Nous aurions souhaité que le nombre d'électeurs soit plus élevé, mais nous considérons quand même que nous représentons plus de 50 % des Beyrouthins », a-t-il affirmé.

Le chef du gouvernement, Saad Hariri, a remercié hier les électeurs beyrouthins pour avoir soutenu l'unité de la capitale et montré leur détermination à préserver la coexistence et la parité islamo-chrétienne.Dans une déclaration, il a estimé que le résultat du scrutin « reflète la détermination des Beyrouthins à consacrer l'approche établie par le Premier ministre martyr Rafic Hariri, qui garantit la parité totale islamo-chrétienne au conseil municipal, afin que ces derniers puissent participer aux efforts soutenus de redressement et de développement, dont nous avons toujours besoin ».M. Hariri a estimé que « ce résultat n'aurait pas été possible...
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