«Les deux émigrés» de Samer Omra. (DR)
Omra a suivi des études théâtrales en Pologne, où il a obtenu en 1995 son doctorat et s'est spécialisé dans le mime, qu'il enseigne actuellement à l'Institut supérieur d'art dramatique en Syrie.
- Demain, mercredi 12 mai: rendez-vous avec Khaled Jubran, le virtuose du oud et du bouzouk qui vient de Palestine. Après des études de musique classique, Jubran, né en Galilée en 1961, a institué le département de musique arabe au Conservatoire national de musique de Ramallah. Ce théoricien de la musique et parfait pédagogue a également fondé en 2000 le Centre Urmawi pour la musique
orientale.
- Jeudi 13 mai: Le dernier enregistrement, une pièce de Samuel Beckett mise en scène, en arabe, par Oussama Ghanam, professeur de théâtre moderne et contemporain à l'Institut supérieur d'art dramatique de Damas, détenteur d'un doctorat d'études théâtrales de Paris et auteur de plusieurs publications sur le cinéma et le théâtre.
Le dernier enregistrement dépeint un septuagénaire qui écoute la bande sonore de sa propre voix enregistrée trente ans plus tôt. Et dans laquelle il évoque un autre enregistrement remontant à 10 ans plus loin...
- Vendredi 14 mai: musique reggae avec Ras Nas.
Poète et musicien de Tanzanie, installé actuellement à Oslo, Ras Nas Aka Nasibu Mwanukuzi chante en dialecte swahili et en anglais. Il mixe musique africaine et reggae avec une pointe de poésie. Il a partagé la scène avec Bob Dylan, Van Morrison et Lee Reed au Wood Festival de Norvège. L'un de ses poèmes, June 16-Memories of Soweto, a été récité pour Nelson Mandela à Oslo en 1992.
Il a également fait les premières parties des concerts de poids lourds du reggae, comme Luciano, I Jah Man, Linton Kwesi Johnson et Junior Delgado.
- Enfin, les dimanche 16 et lundi 17 mai: La fin, une pièce de Ezzeddine Gannoun, metteur en scène tunisien diplômé en études théâtrales de la Sorbonne et fondateur de l'al-Hambra, un espace artistique installé dans un ancien cinéma restauré de Tunis. Dans La fin, présentée en arabe, c'est la mort qui vient frapper à la porte de Najma pour l'informer que son heure est venue. Il ne lui reste plus que soixante minutes à vivre. Dans un état d'hallucination, les souvenirs refluent à sa mémoire et l'aident, à travers les images et personnages de son passé, à faire ses adieux.
* Au théâtre Tournesol, rond-point Tayyouné, à 20h30. Tél.: 01/381290.


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