Le gouvernement irakien a indiqué mercredi qu'il souhaitait modifier la composition du comité chargé de traquer les anciens baassistes après son intervention dans le processus électoral afin d'éliminer des candidats élus aux législatives du 7 mars.
"Le gouvernement irakien cherche à réformer le Comité Responsabilité et Justice (CRJ) et examine avec la cour suprême fédérale le meilleur moyen légal pour le faire", a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.
"Le gouvernement souhaite que cela se fasse en concertation avec les partis politiques", a-t-il ajouté.
Le CRJ a été créé par la loi sur la responsabilité et la justice, adoptée le 14 janvier 2008 pour remplacer le Comité de débaassification mis en place par les Américains après l'invasion de 2003. Ce comité avait exclu des dizaines de milliers de fonctionnaires et des membres des forces de sécurité, dont beaucoup avaient rejoint l'insurrection.
Mais cette nouvelle instance est dirigée par les mêmes personnes qu'auparavant. Son président, Ahmad Chalabi, et son directeur général, Ali al-Lami, ont également été candidats sur la liste de l'Alliance nationale irakienne (ANI), une coalition de partis chiites conservateurs, aux législatives. Le premier a été élu et le second a été battu.
Avant les élections, le CRJ avait disqualifié 456 candidats pour des liens présumés ou apologie du parti interdit de l'ancien président irakien. Parmi les candidats exclus figurait un ténor sunnite du Parlement sortant, Saleh al-Motlaq.
Après le scrutin, il a obtenu de l'instance judiciaire de la commission électorale l'invalidation de 52 candidats, dont un élu, pour leurs liens supposés avec le parti Baas. La commission électorale doit encore se prononcer sur neuf autres élus, dont sept appartiennent au Bloc irakien de l'ancien Premier ministre laïc Iyad Allawi, soutenu notamment par la minorité sunnite.
"Le gouvernement irakien cherche à réformer le Comité Responsabilité et Justice (CRJ) et examine avec la cour suprême fédérale le meilleur moyen légal pour le faire", a affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh.
"Le gouvernement souhaite que cela se fasse en concertation avec les partis politiques", a-t-il ajouté.
Le CRJ a été créé par la loi sur la responsabilité et la justice, adoptée le 14 janvier...


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