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Moyen Orient et Monde - Grande-Bretagne

Les conservateurs légèrement favoris d’élections très indécises

Les législatives de demain laissent présager un Parlement sans majorité absolue.
Les législatives britanniques de demain sont les plus disputées depuis des décennies : bien placé pour faire tomber Gordon Brown, le conservateur David Cameron risque cependant de ne pas obtenir la majorité absolue qui lui ouvrirait les portes de Downing street dès vendredi.
Au pouvoir depuis 13 ans, les travaillistes se battent pour décrocher une historique quatrième victoire consécutive. Mais l'impopularité du Premier ministre est telle que leur meilleur espoir d'être reconduit repose sur une coalition avec les libéraux-démocrates. Le parti centriste a réalisé une percée inattendue dans les sondages, dans la foulée des prestations remarquées de son leader Nick Clegg lors des débats télévisés électoraux. Les trois partis se tiennent dans une fourchette de quelques points dans les intentions de vote, ce qui laisse présager un Parlement sans majorité absolue. Des tractations compliquées pour former le gouvernement en découleraient. Les Tories sont quasiment assurés de remporter le vote populaire, mais en raison des distorsions liées au mode de scrutin (uninominal à un tour), les travaillistes pourraient arriver en troisième position en voix, et quand même obtenir le plus grand nombre de sièges.
Plus de 44 millions de Britanniques sont appelés aux urnes, mais la bataille se gagnera dans une centaine de circonscriptions serrées, en particulier dans le Nord et les Midlands (centre), où les trois formations cherchent à convaincre les nombreux indécis. Inquiet de l'attrait exercé sur les électeurs travaillistes par les Lib Dems, le Premier ministre Gordon Brown a tenté hier de les en détourner. « J'appelle tous ceux qui ont des valeurs réellement progressistes à voter Labour jeudi », a-t-il écrit dans une tribune au Guardian, mettant en garde contre le risque de régression sociale sous un gouvernement Tory. À Nick Clegg, il a tendu la perche d'une réforme du mode de scrutin, qui pourrait servir de base à un accord de coalition. « La vérité, c'est que seul un gouvernement Labour peut mettre en œuvre un vrai changement constitutionnel », a-t-il avancé. Dans le même temps, le chef des Lib Dems déclarait au Financial Times que l'introduction d'une part de proportionnelle à laquelle il aspire n'était pas pour autant une « précondition » à un accord de gouvernement.
Deux ministres travaillistes, Peter Hain et Ed Balls, un proche de M. Brown, ont suggéré que les électeurs Labour et Lib Dems devraient voter « avec leur tête et non leur cœur », en faisant barrage aux conservateurs. Ce message témoigne du « désespoir » du Labour, ont clamé les Tories, qui se disent prêts à gouverner seuls s'ils n'obtiennent pas la majorité absolue ou ne parviennent pas à conclure d'alliances. La dynamique leur est favorable selon les dernières enquêtes d'opinion. Lundi, un sondage Ipsos Mori pour Reuters leur donnait une majorité absolue de deux sièges. Hier, une étude Crosby/Textor pour le Daily Telegraph constatait qu'il ne leur manque que 14 sièges pour obtenir ce sésame.
Les trois candidats ont poursuivi leur marathon électoral. M. Cameron devait se rendre en Irlande du Nord, où les unionistes pourraient appuyer son gouvernement. Il fera campagne en continu pendant 24 heures d'ici à mercredi soir. Quant à Gordon Brown, il a subi deux nouveaux revers hier. L'influent quotidien économique The Financial Times a appelé à voter pour les Tories. Et un candidat travailliste s'est fait remarquer en le traitant de « pire Premier ministre » que le pays ait jamais connu.
Les législatives britanniques de demain sont les plus disputées depuis des décennies : bien placé pour faire tomber Gordon Brown, le conservateur David Cameron risque cependant de ne pas obtenir la majorité absolue qui lui ouvrirait les portes de Downing street dès vendredi.Au pouvoir depuis 13 ans, les travaillistes se battent pour décrocher une historique quatrième victoire consécutive. Mais l'impopularité du Premier ministre est telle que leur meilleur espoir d'être reconduit repose sur une coalition avec les libéraux-démocrates. Le parti centriste a réalisé une percée inattendue dans les sondages, dans la foulée des prestations remarquées de son leader Nick Clegg lors des débats...
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