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Municipales 2010 : les résultats

Le pouvoir des familles et le consensus priment à Aley

En règle générale, l'accord de principe entériné avant la longue journée électorale d'hier entre le chef du PSP Walid Joumblatt et le chef du Parti démocratique Talal Arslane a évité de très nombreuses batailles à Aley, sauf quand les familles le décidaient.
Parce que, comme pratiquement partout ailleurs pour ces municipales 2010, ce sont ces familles qui avaient le dernier mot, obligeant même les partis politiques, comme l'a fait remarquer le député de Aley Akram Chehayeb, à céder à toutes leurs demandes. Ce dernier a d'ailleurs jugé que « c'est la première fois que l'on voit une telle mosaïque, des partis divisés sur eux-mêmes, des alliances entre deux pôles ici et un combat singulier là-bas... ».
Ainsi, à Choueifate, où les curés à l'heure de la messe exhortaient les chrétiens à se rendre aux urnes, la liste préparée par le binôme Joumblatt-Arslane avec l'accord des notables chrétiens n'avait pas de concurrente. On notera cependant de nombreux panachages.
À Aley, où le conseil municipal formé de 18 membres est réparti entre 7 chrétiens et 11 druzes (Walid Joumblatt a refusé catégoriquement ce que plusieurs notables druzes souhaitaient, à savoir 6 chrétiens et 12 druzes), on relevait un drôle de schéma : la présence de 19 candidats, soit les 18 de la liste consensuelle dont une candidate de la famille Halimé, plus un candidat indépendant, également de la famille Halimé. Il n'empêche, l'ambiance était très bon enfant et l'entente druzo-chrétienne à son apogée.
À Bhamdoun-village, l'actuel président de la municipalité, Walid Khairallah, proche du CPL, a été réélu face à la liste emmenée par Sélim Khairallah et soutenue par les Forces libanaises. À Bhamdoun-gare, on notait la nette avance de la liste soutenue par le 14 Mars et emmenée par Osta Bou Rjeily.
Pendant ce temps, des batailles plutôt corsées rythmaient des petits villages du Haut-Aley, à l'instar de Charoun et de Bteitir, un village 100 % joumblattiste mais où deux listes s'affrontaient.
À Kfarmatta, un village de déplacés dans le Chahhar où la réconciliation n'a pas encore été entérinée, c'était le schéma ultraclassique de la bataille entre une liste soutenue par le PSP et les FL et une autre appuyée par Talal Arslane et le CPL. Le taux de participation était élevé : 50 %, comme à Ramlieh ou Bsous.
Notons enfin des boycottages assez significatifs : les chrétiens ont refusé de participer au scrutin à Bchamoun et les druzes à Aïn Ksour.
Parce que, comme pratiquement partout ailleurs pour ces municipales 2010, ce sont ces familles qui avaient le dernier mot, obligeant même les partis politiques, comme l'a fait remarquer le député de Aley Akram Chehayeb, à céder à toutes leurs demandes. Ce dernier a d'ailleurs jugé que « c'est la première fois que l'on voit une telle mosaïque, des partis divisés sur eux-mêmes, des alliances entre deux pôles ici et un combat singulier là-bas... ».Ainsi, à Choueifate, où les curés à l'heure de la messe exhortaient les chrétiens à se rendre aux urnes, la liste préparée par le binôme Joumblatt-Arslane avec l'accord des notables chrétiens n'avait pas de concurrente. On...