Ainsi, à Choueifate, où les curés à l'heure de la messe exhortaient les chrétiens à se rendre aux urnes, la liste préparée par le binôme Joumblatt-Arslane avec l'accord des notables chrétiens n'avait pas de concurrente. On notera cependant de nombreux panachages.
À Aley, où le conseil municipal formé de 18 membres est réparti entre 7 chrétiens et 11 druzes (Walid Joumblatt a refusé catégoriquement ce que plusieurs notables druzes souhaitaient, à savoir 6 chrétiens et 12 druzes), on relevait un drôle de schéma : la présence de 19 candidats, soit les 18 de la liste consensuelle dont une candidate de la famille Halimé, plus un candidat indépendant, également de la famille Halimé. Il n'empêche, l'ambiance était très bon enfant et l'entente druzo-chrétienne à son apogée.
À Bhamdoun-village, l'actuel président de la municipalité, Walid Khairallah, proche du CPL, a été réélu face à la liste emmenée par Sélim Khairallah et soutenue par les Forces libanaises. À Bhamdoun-gare, on notait la nette avance de la liste soutenue par le 14 Mars et emmenée par Osta Bou Rjeily.
Pendant ce temps, des batailles plutôt corsées rythmaient des petits villages du Haut-Aley, à l'instar de Charoun et de Bteitir, un village 100 % joumblattiste mais où deux listes s'affrontaient.
À Kfarmatta, un village de déplacés dans le Chahhar où la réconciliation n'a pas encore été entérinée, c'était le schéma ultraclassique de la bataille entre une liste soutenue par le PSP et les FL et une autre appuyée par Talal Arslane et le CPL. Le taux de participation était élevé : 50 %, comme à Ramlieh ou Bsous.
Notons enfin des boycottages assez significatifs : les chrétiens ont refusé de participer au scrutin à Bchamoun et les druzes à Aïn Ksour.


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