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Sport - Rencontre

Les grands défis libanais de Jean Todt

Nul besoin de présenter Jean Todt aux lecteurs de « L'Orient-Le Jour ». Le Français qui a auparavant dirigé l'équipe Citroën en rallye, Peugeot en endurance et surtout Ferrari en F1, pendant 14 ans, n'occupe les bureaux à la place de la Concorde que depuis très peu.Mais cet angoissé par nature a déjà trouvé ses repères et son rythme de travail au siège de la FIA (Fédération internationale de l'automobile). 

Une autre facette méconnue de la FIA, en liaison étroite avec les clubs automobiles nationaux : la sécurité routière. Todt travaille pour limiter le nombre de morts sur les routes. Photo Sarkis Yeretsian


Six mois après avoir été élu président de cette fédération, succédant à Max Mosley, « JT » était de passage la semaine dernière dans la capitale libanaise. Fidèle à son image discrète, il ne s'est que très peu exprimé avec les médias locaux.
Dans une interview exclusive à L'Orient-Le Jour, il révèle ses priorités et le but de sa présence au Liban.

Q. Pouvez-vous nous expliquer quel est l'objectif de votre visite au Liban ?
R. Comme vous le savez, j'ai été élu président de la FIA le 23 octobre dernier. Parmi les promesses de campagne, des visites sur le terrain étaient prévues afin de rencontrer les différents membres des clubs et des gouvernements du monde.
C'est une étape importante que j'ai déjà commencée depuis un certain temps, et ce n'est que sur place que nous pouvons faire une évaluation de la situation et des problèmes de chaque pays.
Beaucoup de gens savent que la FIA c'est le sport, mais c'est aussi et surtout la mobilité, et je m'y consacre avec une politique forte et une priorité sur la sécurité routière.
Il y a une résolution qui a été votée à cette encontre aux Nations unis au mois de mars, déclarant 2011-2020 décennie d'actions pour la sécurité routière
En 2009, la route aurait fait près de 1 000 morts sur les routes libanaises. Et il faut que des actions soient entreprises !
Cela fait parti des échanges que j'ai eus avec le gouvernement et avec l'ATCL.

Et sur un point de vue plus sportif ?
Je suis venu voir quelles sont les intentions et les possib-
ilités des clubs. Le Liban a un terrain qui se prête magnifiquement pour accueillir des rallyes (Jean Todt parle en connaisseur puisqu'il était venu au Liban en 1974 pour disputer le rallye du Liban en tant que copilote, NDLR).
Les événements ont fait que malheureusement, ce genre d'activités sont un petit peu passées au second plan. Mais je fonde beaucoup d'espoirs sur le fait pour qu'on puisse revenir avec des ambitions fortes pour des pays comme le Liban.

Revenons à la sécurité routière. Concrètement, que peut faire la FIA pour améliorer la situation du Liban ?
Il y a plusieurs actions à entreprendre. Tout d'abord en termes d'éducation, que ce soit pour les conducteurs ou pour ceux qui utilisent les routes et qui peuvent être victimes de ces conducteurs.
Il faut par exemple combattre à tout prix les gens qui conduisent sous l'effet de l'alcool.
Ensuite, il y a tout ce qui est infrastructures routières et application des nouvelles technologies. Il faut faire déjà en sorte que les gens mettent la ceinture de sécurité. Les aides électroniques permettent aussi de proposer aux automobilistes des voitures sûres : l'ESP (Electronic Stability Control) permet au conducteur de prendre le contrôle de sa voiture après qu'elle eut été déséquilibrée. Cet outil extraordinaire est valable pour tous les conducteurs, même pour les champions.
Finalement, tout cela ne peut être mis en œuvre sans les forces de police.

Durant votre conférence de presse, vous avez mentionné la construction d'un circuit au Liban...
Tout à fait. Il y a des intentions de bâtir un circuit depuis de nombreuses
années. Si les investissements le permettent, un pareil circuit facilitera la formation au pilotage pour le karting, par exemple, ou pour un usage routier. La FIA fera en sorte que ce projet aboutisse.

Finalement, quel est votre avis sur le retour de Schu-
macher en F1 ?
Michael est une personne très proche de moi. Je ne vous cacherai pas donc que je préfère le voir évoluer dans une F1 le dimanche que de le voir faire des courses de moto. C'est moins dangereux.
Cela étant, il n'a pas fait son retour pour moi ni pour me faire plaisir !
Il avait la passion et la possibilité de conduire une bonne voiture... C'est donc formidable pour le sport parce que finalement, Michael est une légende.
J'espère que tous les éléments seront réunis rapidement pour qu'il puisse gagner des courses.

On dirait que le monde de la F1 ne vous manque pas ?
C'est vrai. Je fais quelque chose de formidable et de très intéressant à présent. Après l'expérience que j'ai eue en tant que coéquipier, comme patron d'une équipe de rallye, puis de rallye-raid, puis de prototype avec Le Mans et enfin de formule 1, et bien je considère que c'est mon devoir de rendre cette expérience au profit du monde automobile.

Six mois après avoir été élu président de cette fédération, succédant à Max Mosley, « JT » était de passage la semaine dernière dans la capitale libanaise. Fidèle à son image discrète, il ne s'est que très peu exprimé avec les médias locaux.Dans une interview exclusive à L'Orient-Le Jour, il révèle ses priorités et le but de sa présence au Liban.Q. Pouvez-vous nous expliquer quel est l'objectif de votre visite au Liban ?R. Comme vous le savez, j'ai été élu président de la FIA le 23 octobre dernier. Parmi les promesses de campagne, des visites sur le terrain étaient prévues afin de rencontrer les différents membres...
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