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Municipales 2010 : l'enjeu

À Beyrouth, rien ne va

À Beyrouth, rien ne va. En dépit des contacts menés loin des feux de la rampe, les parties politiques en présence n'arrivent toujours pas à s'entendre sur la représentation politique au sein du conseil municipal de la capitale et s'attribuent mutuellement la responsabilité du blocage.
Hier, le député Michel Pharaon a tenu une réunion avec le ministre d'État Jean Oghassabian et les députés Serge Ter Sarkissian et Sébouh Kalbakian, pour passer en revue les contacts menés notamment avec les partis arméniens par MM. Ara Sisserian et Sebouh Mekhjian. Le résultat n'en est pas encourageant, selon le communiqué publié au terme de la réunion. Le texte dénonce une « ambiguïté et une certaine dichotomie au niveau des positions, ce qui donne l'impression que seuleune partie déterminée a l'intention de s'engager dans une bataille électorale ». Les députés ont en outre déploré « le style hautain de certains alliés du Tachnag », reprochant à ces derniers d'essayer de contourner les résultats des législatives à Beyrouth I, en allusion au CPL. Cet échec dans les négociations a été confirmé par le député Atef Majdalani, dans une déclaration à la Voix du Liban. Le parlementaire a cependant souligné que la majorité continue de « pratiquer la politique de la main tendue ». « Mais rien, a-t-il ajouté, n'empêche une concurrence qui consacrera la démocratie. L'important, en définitive, est d'avoir un conseil municipal composé à moitié de chrétiens et à moitié de musulmans, homogène, efficace et productif, représentant une large frange des Beyrouthins. »

M. Majdalani a écarté la possibilité que le Premier ministre, Saad Hariri, accepte de négocier directement avec le chef du CPL, le général Michel Aoun, au sujet des municipales à Beyrouth « parce qu'il s'agit d'un dossier interchrétien ».
Le député Imad el-Hout a aussi estimé que les propositions du CPL et du Hezbollah barrent la voie à une entente à Beyrouth et favorisent une bataille électorale, précisant que le général Aoun est « toujours en train de placer haut la barre ». La même explication a été donnée par le député FL, Antoine Zahra, qui a en outre reproché au chef du CPL ses positions contradictoires. « Il n'arrête pas de répéter que les musulmans ne doivent pas se mêler des affaires chrétiennes de la capitale et aujourd'hui il refuse de négocier avec les autorités chrétiennes compétentes et insiste pour avoir le Premier ministre comme interlocuteur », a-t-il observé.
Dans les rangs du Hezbollah, on estime en revanche que tout espoir de parvenir à une entente à Beyrouth n'est pas perdu. C'est le cas notamment du député Hassan Fadlallah qui a indiqué, dans une déclaration à la télévision que « la voie des négociations n'a pas été encore bloquée, mais les contacts sont devenus tièdes ». Il a insisté sur le caractère « technique et non pas politique des élections », soulignant que le Hezbollah n'a pas de revendications précises.
Son collègue Bilal Farhat a mis l'accent sur « la nécessité de parvenir à une entente à Beyrouth » et a invité M. Hariri à « considérer calmement » l'appel du général Aoun à des négociations directes au sujet de Beyrouth.
Le député Hagop Pakradounian a de son côté assuré, dans une interview à paraître aujourd'hui dans Magazine, qu'une entente sera scellée à Beyrouth, affirmant en outre que son parti « ne renoncera pas aux trois sièges arméniens ».
Hier, le député Michel Pharaon a tenu une réunion avec le ministre d'État Jean Oghassabian et les députés Serge Ter Sarkissian et Sébouh Kalbakian, pour passer en revue les contacts menés notamment avec les partis arméniens par MM. Ara Sisserian et Sebouh Mekhjian. Le résultat n'en est pas encourageant, selon le communiqué publié au terme de la réunion. Le texte dénonce une « ambiguïté et une certaine dichotomie au niveau des positions, ce qui donne l'impression que seuleune partie déterminée a l'intention de s'engager dans une bataille électorale ». Les députés ont en outre déploré « le style hautain de certains alliés du Tachnag », reprochant...