Avec une avance sur la concurrence d’un point de vue structurel, financier et sportif, le Club sportif a démontré une fois de plus qu’il faisait définitivement partie du gotha libanais et régional.Photos Sako Yeretsian
Cette performance a été inscrite hier face à une équipe de Champville très coriace, qui se serait battue jusque dans les dernières secondes pour espérer s'offrir un sursis.
Et l'ultime sortie à domicile contre les Bleus aurait permis aux hôtes de fêter dignement ce triomphe. Peut-être parce que cette victoire en finale fut sans doute la plus difficile à engranger depuis belle lurette pour le rouleau compresseur des années 2000.
Si les joueurs du Riyadi se sont montrés les plus costauds tout au long de la saison, les plus solides à l'extérieur et les plus prolifiques en attaque, ils auront été contestés à chaque instant dans les trois derniers matches de cette finale.
En effet, alors que la rencontre débutait sur un remake du match n. 2 avec un avantage pour les Maristes (17-21 au premier quart temps), l'entraîneur des Jaunes, Fouad Abou Chacra, décidait dans le deuxième quart de créer un forcing qui permettait alors aux tenants du titre de s'accrocher au score et d'empêcher à leurs adversaires de développer leur jeu (36-43).
Une tactique payante puisqu'elle permettait quelques minutes plus tard de faire trébucher la machine à gagner mariste menée à la baguette par Fady el-Khatib, meilleur marqueur avec 31 points.
De retour des vestiaires, CJ Geiils, 26 points, et Looney Cooper, 18 points, s'empressaient en effet de remettre leur équipe sur de bons rails.
Fortes d'un avantage de +4 à l'entame du quatrième et dernier quart, les coéquipiers de Ali Mahmoud, transposés par un public en extase, se payait même le luxe de distancer Champville de 16 points à quelques minutes de la fin du temps réglementaire.
Mais une certaine tendance à se reposer sur leurs acquis, et à relâcher leur proie par la suite, donnait l'occasion aux Bleus de débouler à 3 petits dans le money-time.
Un dernier sursaut qui n'avait malheureusement pour Champville aucun effet sur l'encourt du match : grâce au savoir-faire et au sang-froid de son entraîneur, le Club sportif mettait bien à profit une dernière gestion de balle assurée par Mahmoud et Geiils.
Et c'est finalement sur un écart de quatre points (84-80) que le Riyadi a remporté avec panache son sixième titre consécutif, un titre que les habitants de Beyrouth ont fêté jusque tard dans la nuit dans les rues de la capitale...

