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Sport - Ligue 1

Auxerre-Marseille, la bataille du titre

Dans son impressionnante chevauchée de 2010 qui pourrait le conduire à son premier titre de champion depuis 1992, l'Olympique de Marseille aborde ce soir un tournant décisif à Auxerre, son étonnant dauphin contraint à la victoire, pour bétonner sa position favorable.

Marseille dispute ce soir le match de la saison contre Auxerre. En cas de victoire à l’Abbé Deschamps, les Olympiens auront fait un grand pas vers le titre qui leur échappe depuis 17 ans.Gérard Julien/AFP

Les dirigeants du football français ne devraient pas manquer de trouver là matière à se réjouir et considérer que le spectacle L1 mérite bien le détour : le leader qui se déplace chez son poursuivant immédiat à quatre journées du terme, voilà qui pimente sérieusement le printemps.
Héritant de l'affiche, le diffuseur Orange, qui est loin d'atteindre le nombre d'abonnés de son concurrent Canal Plus, a d'ailleurs prévu de la diffuser en clair. Succès d'audience garanti.
Sur le terrain, avec cinq points d'avance sur leur adversaire, les Marseillais ont de quoi voir venir. Au petit jeu médiatique de l'enjeu de la rencontre, le coach marseillais Didier Deschamps a tôt fait d'assurer que son équipe n'avait pas « plus la pression » qu'Auxerre. Voire moins : car « quoi qu'il arrive, on sera devant après le match. C'est une étape importante pour nous, mais aussi très importante pour eux, quoi qu'ils puissent en dire ».

« Néant »
L'OM s'est en effet construit une précieuse avance au gré d'un parcours époustouflant depuis la trêve, puisqu'il n'a mordu qu'une fois la poussière, à Montpellier le 30 janvier (2-0). Soit 39 points en 16 matches. Un parcours de champion à la mode « Bordeaux 2008-2009 », que seul l'express auxerrois tout aussi lancé (34 points en 15 matches) semble aujourd'hui en mesure de contester.
Petit rappel qui prend aujourd'hui toute sa valeur : la formation de Jean Fernandez était venue glacer le Vélodrome lors du dernier match avant la trêve (2-0). « Cela ressemble au néant », avait lâché Deschamps après ce non-match qui avait plombé l'ambiance et fait plonger l'OM à 11 points du leader de l'époque, Bordeaux, mais sur lequel il avait su s'appuyer lors du stage rédempteur en Catalogne espagnole pour recadrer ses troupes. À bon escient.
Marseille offre aujourd'hui le visage d'une équipe solide, qui sait faire le dos rond et s'appuyer sur des hommes d'expérience - qu'il ne possédait pas l'année dernière - lorsque l'adversaire se pique de le bousculer. Contre Saint-Étienne dimanche, mais aussi à Boulogne ou Sochaux, des équipes qui n'avaient plus grand-chose à perdre ou à gagner en cette fin de saison, l'équipe a en effet souffert pour s'imposer.
Auxerre n'est pas franchement dans la même situation que les derniers opposants marseillais.

« Subir »
Si l'OM se contentait volontiers d'un match nul, les Bourguignons, en déplacement à Lyon la prochaine journée de surcroît, seront contraints à la victoire pour croire encore au titre, même si le gardien Olivier Sorin affirme que son équipe « n'a pas la pression » et que « l'OM a plus à perdre ».
Alors que la « marque de fabrique » d'Auxerre, dixit Deschamps, consiste plutôt à « subir » avant de placer des contres, l'AJA va-t-elle forcer sa nature pour prendre le jeu à son compte ?
« On jouera sur nos valeurs habituelles », répond Sorin. Notamment « une organisation défensive magnifique », selon le capitaine et maître à jouer Benoît Pedretti. Le meilleur rempart de L1 (26 buts encaissés) permet en effet de tenir le choc, mais celui de Marseille apparaît tout aussi solide (32 buts encaissés, 2e meilleure défense) et a de quoi contenir une attaque nettement moins fringante, quoique prolifique depuis deux matches.
Autant dire que le trio offensif auxerrois Jelen-Niculae-Oliech possède une partie des clés du match. S'il les égare, les discussions pour la célébration du titre à Marseille, déjà entamées entre les services de la mairie et le club, pourront reprendre sérieusement.
Les dirigeants du football français ne devraient pas manquer de trouver là matière à se réjouir et considérer que le spectacle L1 mérite bien le détour : le leader qui se déplace chez son poursuivant immédiat à quatre journées du terme, voilà qui pimente sérieusement le printemps.Héritant de l'affiche, le diffuseur Orange, qui est loin d'atteindre le nombre d'abonnés de son concurrent Canal Plus, a d'ailleurs prévu de la diffuser en clair. Succès d'audience garanti.Sur le terrain, avec cinq points d'avance sur leur adversaire, les Marseillais ont de quoi voir venir. Au petit jeu médiatique de l'enjeu de la rencontre, le coach marseillais Didier Deschamps a tôt fait d'assurer que son équipe...
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