La crainte d’une gigantesque marée noire s’intensifie
OLJ /
le 29 avril 2010 à 00h22
La crainte d'une vaste pollution en mer s'intensifie aux États-Unis, les gardes-côtes n'excluant pas « une des pires marées noires de l'histoire » si la fuite émanant de la plateforme qui a sombré dans le golfe du Mexique n'était pas colmatée. « Je vais être franche. Les efforts de BP (le groupe pétrolier britannique qui exploitait la plateforme) pour colmater les fuites n'ont pas réussi pour le moment », a dit le contre-amiral Mary Landry. La responsable des gardes-côtes de La Nouvelle-Orléans (Louisiane) s'est refusée à comparer l'accident avec celui du pétrolier Exxon Valdez, qui s'était échoué sur les côtes de l'Alaska et avait déversé plus de 40 millions de litres de pétrole sur une distance de 1 300 km. Mais, a-t-elle toutefois assuré, « si nous ne sécurisons pas le puits, oui, cela constituera une des pires marées noires de l'histoire américaine ». La nécessité d'arrêter la fuite est d'autant plus pressante qu'une nappe de pétrole de 965 km de circonférence se trouvait à une trentaine de kilomètres des côtes de la Louisiane, berceau d'un écosystème fragile composé de nombreux oiseaux aquatiques. Les autorités seraient prêtes en dernier recours à aller jusqu'à mettre le feu à cette nappe. La plateforme avait coulé jeudi dernier non loin des côtes américaines après une explosion et un incendie survenus le 20 avril au soir. Une semaine après l'accident, 11 personnes étaient toujours portées disparues et les chances de les retrouver quasi nulles. Selon BP, les fuites libèrent environ 159 000 litres de brut par jour. La plateforme, nommée « Deep Water Horizon », propriété de la société Transocean, contenait 2,6 millions de litres de pétrole et extrayait près de 1,27 million de litres par jour.
La crainte d'une vaste pollution en mer s'intensifie aux États-Unis, les gardes-côtes n'excluant pas « une des pires marées noires de l'histoire » si la fuite émanant de la plateforme qui a sombré dans le golfe du Mexique n'était pas colmatée. « Je vais être franche. Les efforts de BP (le groupe pétrolier britannique qui exploitait la plateforme) pour colmater les fuites n'ont pas réussi pour le moment », a dit le contre-amiral Mary Landry. La responsable des gardes-côtes de La Nouvelle-Orléans (Louisiane) s'est refusée à comparer l'accident avec celui du pétrolier Exxon Valdez, qui s'était échoué sur les côtes de l'Alaska et avait déversé plus de 40...
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