« Nous sommes préoccupés par l'élargissement de la coopération entre la Syrie et le Hezbollah », a indiqué cette source s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Le régime de Damas « fournit un éventail élargi de missiles » à la « milice chiite libanaise », a-t-il poursuivi.
La Syrie est classée par les États-Unis comme un État parrainant le terrorisme, a rappelé ce responsable de haut niveau, en raison « d'informations abondantes recueillies depuis plusieurs années sur le soutien syrien au Hezbollah ». « Quant à la question de savoir si des Scud ont franchi la frontière du Liban », a-t-il ajouté, elle continue d'être « étudiée de près ».
Démenti de Murr
Pour sa part, le ministre de la Défense, Élias Murr, a affirmé hier que le Liban ne dispose « d'aucun renseignement » faisant état de livraisons de Scud à la Résistance.
« L'armée et nos services de renseignements n'ont aucune information » au sujet d'un transfert de fusée de type Scud au Hezbollah, par la Syrie, a affirmé hier M. Murr, à l'issue d'un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry.
« Nous n'en avions pas, et nous n'en avons pas aujourd'hui », a renchéri M. Murr, qui a ajouté : « Nous l'avons appris par la presse, et il était normal de chercher à nous en assurer. »
« Du reste, a ajouté le ministre de la Défense, le gouvernement libanais se considère tenu par les dispositions de la résolution 1701 (...) et tout ce que font le gouvernement, l'armée et l'État va dans ce sens. Ce qu'Israël dit ne nous concerne pas. L'ennemi fait sa propagande comme il veut et tente de nous intimider par les voies qui lui conviennent. Pour nous, notre tâche est de renforcer l'armée et à l'appuyer comme à respecter les résolutions internationales, en particulier la 1701. »
« À mon sens, il n'y aura pas de conflit armé, a affirmé par ailleurs M. Murr. Des déclarations tapageuses sont faites, mais je ne vois pas personnellement de guerre. » Et d'affirmer qu'à son sens, « Israël ne peut - et ne veut - aujourd'hui se battre ».
Faisant état de la coordination totale entre l'armée et le Finul, dans les zones d'opération de ces dernières, M. Murr s'est étonné du fait que tant de satellites orbitant au-dessus de la région n'étaient pas fourni la moindre début de preuve de la contrebande d'armes dont parle l'ennemi.
Et d'assurer que, selon lui, de telles affirmations sont destinées à « brouiller les Libanais entre eux » ou encore pousser l'armée à affronter la Résistance.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine