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L'Irak a fermé une prison secrète épinglée par Amnesty (ministère)

Une prison secrète où selon la presse et Amnesty International des tortures étaient pratiquées par les forces de sécurité sur des détenus sunnites, a été fermée il y a plus d'une semaine, a annoncé vendredi un porte-parole du ministère irakien des droits de l'Homme.

"A la suite de plaintes faisant état de mauvais traitements dans une prison dépendant du ministère de la Défense, nous avons demandé au chef du gouvernement de pouvoir y pénétrer pour enquêter le 30 mars", a indiqué à l'AFP Kamel Amine.

"Nous avons constaté des violations et le gouvernement a accepté nos demandes de fermer la prison et pour des raisons administratives, cela a pris 15 jours", a-t-il souligné.

Selon M. Amine, 100 détenus ont été libérés, 20 ont été remis aux autorités de la province de Ninive (nord) d'où ils sont originaires et les autres ont été repartis dans des centres de détention dépendant du ministère de la Justice.

Le Los Angeles Times, qui a revelé cette affaire, citait des responsables irakiens affirmant que plus de 100 des 431 personnes incarcérées dans ce lieu de détention avaient été torturées.

"Lors de notre visite, des prisonniers nous ont montré des traces de tortures sans que nous puissions déterminer pour le moment si elles ont été pratiquées dans cette prison où dans les prisons de Ninive d'où les prisonniers sont originaires", a ajouté M. Amine.

Il a revelé que trois officiers faisaient l'objet d'une enquête.

"L'existence de prisons secrètes montre que des unités militaires sont autorisées en Irak à perpétrer des violations des droits humains sans avoir de comptes à rendre", avait déploré dimanche dans un communiqué Hassiba Hadj Sahraoui, une responsable d'Amnesty.

Les prisonniers "ont subi des coups, des décharges électriques et des simulacres d'étouffement effectués à l'aide de sacs en plastique. Des détenus auraient indiqué qu'un homme était mort des suites d'actes de torture en janvier", selon le communiqué.

L'organisation a exprimé "sa préoccupation après que le Premier ministre Nouri al-Maliki eut affirmé qu'il n'était pas au fait des abus commis dans cette prison".

Une prison secrète où selon la presse et Amnesty International des tortures étaient pratiquées par les forces de sécurité sur des détenus sunnites, a été fermée il y a plus d'une semaine, a annoncé vendredi un porte-parole du ministère irakien des droits de l'Homme.
"A la suite de plaintes faisant état de mauvais traitements dans une prison dépendant du ministère de la Défense, nous avons demandé au chef du gouvernement de pouvoir y pénétrer pour enquêter le 30 mars", a indiqué à l'AFP Kamel Amine.
"Nous avons constaté des violations et le gouvernement a accepté nos demandes de fermer la prison et pour des raisons administratives, cela a pris 15 jours", a-t-il...