Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé Israël de préparer le terrain "à une éventuelle attaque dans la région afin de se dérober aux exigences d'une paix juste et globale". Dans la photo, le ministre syrien des AE, Walid Moallem.
Mardi, le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie de fournir des missiles SCUD au Hezbollah qui, selon l'État juif, s'est doté de plus de 40 000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à 300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes d'Israël.
Les États-Unis se sont alarmés des accusations israéliennes et la France les a jugées "préoccupantes" si elles sont confirmées, au moment où les relations entre la Syrie et ces deux puissances se sont améliorées après plusieurs années de tensions. "Depuis un certain temps, Israël lance une campagne prétendant que la Syrie fournit au Hezbollah des missiles SCUD. La Syrie dément avec force ces allégations à travers lesquelles Israël vise à faire monter davantage la tension dans la région", a indiqué le ministère syrien des Affaires étrangères.
Le ministère, dans un communiqué publié à Damas, a accusé Israël de préparer le terrain "à une éventuelle attaque dans la région afin de se dérober aux exigences d'une paix juste et globale".
En février dernier, Israël et la Syrie se sont livrés à une surenchère verbale se menaçant mutuellement de représailles en cas de conflit militaire. Les deux pays avaient engagé en 2008 des négociations indirectes via la Turquie portant sur le plateau du Golan occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981, et sur un éventuel accord de paix. Mais elles avaient été interrompues après l'offensive israélienne contre la bande de Gaza en décembre 2008.
"La Syrie affirme qu'elle veut la paix alors qu'elle fournit au même moment des SCUD au Hezbollah, dont la seule raison d'être est de menacer l'État d'Israël", a accusé mardi M. Peres.
Les États-Unis, qui considèrent le Hezbollah comme un mouvement terroriste, ont averti, par le biais du département d'État, contre le "risque important" que ce transfert de missiles et d'armements sophistiqués pourrait peser sur le Liban.
"Notre inquiétude a été suffisante pour que nous ayons parlé de cette question avec l'ambassadeur syrien ici à Washington lors de l'une de nos réunions régulières", a dit le porte-parole du département d'État.
À Paris, les Affaires étrangères ont appelé au respect la résolution 1701 de l'ONU, qui prévoit un embargo sur les armes à destination du Liban "qui ne seraient pas autorisées par le gouvernement libanais ou la FINUL", la Force intérimaire de l'ONU au Liban.
Mardi, le président israélien Shimon Peres a accusé la Syrie de fournir des missiles SCUD au Hezbollah qui, selon l'État juif, s'est doté de plus de 40 000 roquettes, dont certaines d'une portée supérieure à 300 km et donc capables d'atteindre les grandes villes d'Israël.
Les États-Unis se sont alarmés des accusations israéliennes et la France les a jugées "préoccupantes" si elles sont confirmées, au moment où les relations entre la Syrie et ces deux puissances se sont améliorées après plusieurs années de tensions. "Depuis un certain temps, Israël lance une campagne prétendant que la Syrie fournit au Hezbollah des missiles SCUD. La Syrie dément avec force ces allégations...


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