Dans une déclaration à la presse au terme de l'entretien, M. Rizk a affirmé avoir examiné avec le patriarche une série de questions d'actualité dont celle du Tribunal spécial pour le Liban. Il a fait état d'une concordance de vues autour de deux points : « Les Libanais sont divisés en deux parties : une partie exagérément optimiste qui s'attend à ce que le TSL opère un changement de situation en sa faveur, et une autre foncièrement pessimiste qui redoute un changement de situation à ses dépens. »
M. Rizk a estimé que les deux parties se trompent « dans la mesure où il faut jeter un regard technique et non pas politique sur le tribunal », avant d'indiquer que le « système régional est trop fort pour qu'il puisse être influencé par le TSL ». Prié de dire s'il a débattu avec Mgr Sfeir de la visite du Premier ministre, Saad Hariri, à Damas, l'ancien ministre a répondu en précisant que « le patriarche voit d'un bon œil tout ce que le chef du gouvernement entreprend, notamment les visites en Syrie ». Après avoir rappelé que les Libanais sont également divisés au sujet des rapports avec Damas, il a fait part de sa conviction selon laquelle « le dialogue avec la Syrie ne peut réussir que s'il est fondé sur le respect, à commencer par le respect de soi, ainsi que sur l'expérience ».
De son côté, M. Mario Aoun a indiqué qu'il a abordé avec le chef de l'Église maronite le dossier des nominations administratives, avant de préciser qu'il lui a fait part de son souhait de le voir visiter Damour et célébrer la messe en l'église du village, dont les travaux de restauration viennent de s'achever et qui sera inaugurée en présence du chef du CPL, le général Michel Aoun.
Interrogé au sujet des municipales à Beyrouth, il a répondu en indiquant que le CPL souhaite que ces élections soient consensuelles « du moment qu'elles revêtent principalement un caractère technique et non pas politique ». M. Aoun a expliqué que les contacts à ce sujet restent timides, affrmant s'attendre à ce qu'ils s'intensifient au cours des prochains jours.
Le chef du Parti démocrate des travailleurs a pour sa part reproché au président de la Chambre, Nabih Berry, de « poursuivre sa politique de paralysie ». Il l'a accusé de « bloquer l'adoption des projets de lois intéressant la population et de détouner l'attention de celle-ci des problèmes socio-économiques en soulevant tantôt la question de l'abolition du confessionnalisme politique, tantôt celle de l'abaissement de la majorité électorale ». M. Abou Rizk a également égratigné le gouvernement, « qui représente un mini-Parlement et dont les réformes introduites au projet de loi sur les municipales n'ont pas été approuvées ». Il a également fait assumer au président de la Chambre la responsabilité de ce blocage.


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