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Agenda - Hommage

Madis, « formée par les secousses » (*)

Maro CARACACHE
Madis, je prends mes aises aujourd'hui en parlant de toi personnellement, ce que tu n'as jamais aimé, et mon excuse, c'est que ce n'est pas de toi que je parle, mais de la vie du Christ en toi. Dans la vie quotidienne, tu ne vivais plus pour toi-même, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour toi. Tu disais : « J'ai été formée par les secousses. » Et chacune d'entre elles te rapprochait du Maître. C'était l'une de tes litanies : « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. » Jusqu'à la sainteté, et dans un silence qui résonne encore dans nos cœurs.
Un silence simple et mystérieux, celui du sacrement de Sa présence invisible et réelle.
« Allons à la crèche », avais-tu dit un jour simplement. Tu voulais dire : « Allons à celui qui s'est fait pauvre pour tous. Allons vers celui qui est notre force. » Combien ton « oui » au Seigneur était sacré, profond, authentique. « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. » Cette parole, tu l'as dite à ton tour, et renouvelée tous les jours. Et c'est elle qui t'as menée si loin et si haut. C'est elle qui t'as conduite à te tenir debout, aux côtés du Crucifié, comme Marie. À abolir toute distance entre toi et Lui. « Tant que le glaive n'a pas transpercé ton cœur, tu n'es pas une mère », me disais-tu. Et encore : « Comment apprendre l'humilité, si on n'est pas humiliée. »
En méditant sur ta vie, il m'est aujourd'hui facile de dire qui est « le plus grand » dans le Royaume de Dieu. Le plus grand, ce n'est pas le plus parfait, mais celui qui aime le plus et dont la souffrance d'amour est la plus entière.
À toi qui as combattu le bon combat, qui a « gardé la foi », à ta beauté dont s'est épris le Roi, cette phrase du Livre de l'Apocalypse : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ; dès maintenant - oui, dit l'Esprit - qu'ils se reposent de leurs fatigues, car leurs œuvres les accompagnent. » Nous avons gagné une sainte. C'est ma seule consolation aujourd'hui que ton absence laisse dans mon cœur un vide irremplaçable.

Maro CARACACHE

(*) Hommage rendu pour le quarantième.
Madis, je prends mes aises aujourd'hui en parlant de toi personnellement, ce que tu n'as jamais aimé, et mon excuse, c'est que ce n'est pas de toi que je parle, mais de la vie du Christ en toi. Dans la vie quotidienne, tu ne vivais plus pour toi-même, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour toi. Tu disais : « J'ai été formée par les secousses. » Et chacune d'entre elles te rapprochait du Maître. C'était l'une de tes litanies : « Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. » Jusqu'à la sainteté, et dans un silence qui résonne encore dans nos cœurs.Un silence simple et mystérieux, celui du sacrement de Sa présence invisible et réelle.« Allons à la...