Le bloc parlementaire de Zahlé a tenu une réunion extraordinaire en présence du ministre de la Culture, Sélim Wardé.
Dans un communiqué, ils ont dénoncé les échanges de tirs qu'ils ont situés dans le cadre d'une « atteinte à la stabilité intérieure », avant de demander à l'armée libanaise d'intervenir pour mettre fin à ce laisser-aller et pour prendre en charge les positions palestiniennes en dehors des camps, comme convenu à la conférence de dialogue en 2006.
Le député Dory Chamoun a, de son côté, déploré la présence d'une « cinquième colonne qui s'efforce d'ébranler la stabilité au Liban ». Il a invité l'État à étendre son autorité sur l'ensemble du territoire national, rejetant la politique de deux poids, deux mesures.
M. Chamoun a ainsi invité l'État « à bien noter les lieux à partir desquels des armes lourdes ont été utilisées et à assumer ses responsabilités ». Selon lui, « les autorités ne doivent pas étaler leur force à l'occasion d'un incident isolé comme à Ouyoun Orgosh ou dans les régions dont elles ont le contrôle et jouer au spectateur dans d'autres ».
Abondant dans le même sens, le député Samy Gemayel a invité l'État à « donner l'ordre à l'armée d'intervenir sans tarder, de rétablir le calme à Koussaya et de rassembler les armes aux mains de ces groupes hors la loi ».
Il l'a aussi appelé à « entrer dans les camps palestiniens pour y étendre son autorité, surtout que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait régulièrement affirmé que les réfugiés palestiniens n'avaient pas besoin d'armes sur le territoire libanais ». M. Gemayel a mis en garde contre « tout retard dans le règlement du dossier des armes palestiniennes, dans la mesure où tout délai risque de provoquer un nouveau Nahr el-Bared ».

