Kaboul minimise les propos de Karzaï contre l’Occident
OLJ /
le 08 avril 2010 à 00h16
Le gouvernement afghan a relativisé hier les récentes critiques du président Hamid Karzaï contre les pays occidentaux, assurant que ses relations avec la communauté internationale n'en seraient pas affectées, mais sans remettre en cause les propos incriminés. En outre, dans une déclaration qui visait peut-être à rassurer l'Occident quant aux risques de fraude lors des législatives prévues en septembre, le porte-parole de M. Karzaï, Waheed Omer, a fait savoir que le chef de la commission électorale et son adjoint, qui ont démissionné, allaient être remplacés. M. Omer a dit que les deux responsables se verraient confier des postes élevés ailleurs, sans fournir de précisions à ce sujet. Une guerre des mots s'est accentuée lundi entre M. Karzaï et la Maison-Blanche après un discours dans lequel le président afghan avait accusé, la semaine dernière, les Occidentaux d'avoir organisé une fraude électorale dans son pays. M. Karzaï n'est pas revenu sur ses déclarations et a même paru les alourdir en s'en prenant directement aux États-Unis. Washington s'est dit las de cette attitude, et les efforts pour dissiper les tensions ont échoué jusqu'ici. La Maison-Blanche a laissé entendre mardi qu'une rencontre prévue le 12 mai entre le président Barack Obama et M. Karzaï pourrait être annulée si le chef d'État afghan persistait à tenir des propos antioccidentaux. « Nous n'hésiterons pas à nous assurer qu'à l'investissement remarquable de nos hommes et de nos femmes, répond le type de gouvernance qui doit être en place pour sécuriser des régions dangereuses dans le pays », a dit le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. À la question de savoir si M. Karzaï demeurait un allié des États-Unis, il a répondu : « Karzaï est le dirigeant démocratiquement élu d'Afghanistan. » Installé à la tête de l'État par la communauté internationale, emmenée par les États-Unis, après l'éviction des talibans fin 2001, M. Karzaï a été reconduit en novembre dernier après l'abandon de son principal adversaire avant le second tour alors qu'un quart des bulletins de vote, déclarés frauduleux, avaient été annulés par les autorités électorales, dont la majorité en faveur du sortant. Depuis l'arrivée de Barack Obama au pouvoir aux États-Unis, M. Karzaï est sous la pression croissante des bailleurs de fonds qui l'enjoignent à lutter davantage contre la corruption, avant les législatives.
Le gouvernement afghan a relativisé hier les récentes critiques du président Hamid Karzaï contre les pays occidentaux, assurant que ses relations avec la communauté internationale n'en seraient pas affectées, mais sans remettre en cause les propos incriminés. En outre, dans une déclaration qui visait peut-être à rassurer l'Occident quant aux risques de fraude lors des législatives prévues en septembre, le porte-parole de M. Karzaï, Waheed Omer, a fait savoir que le chef de la commission électorale et son adjoint, qui ont démissionné, allaient être remplacés. M. Omer a dit que les deux responsables se verraient confier des postes élevés ailleurs, sans fournir de précisions à ce sujet.Une...
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