Mené au score et bousculé par une entreprenante équipe d’Arsenal, Messi à lui tout seul sonne la révolte et porte son équipe en demi-finale grâce à un incroyable quadruplé. Josep Lago/AFP
Dès la première mi-temps, Messi avait signé un hat-trick qui remettait dans le bon sens un Barça sérieusement mis en danger par Arsenal.
Les Anglais, revenus de nulle part il y a une semaine après avoir été copieusement dominés et menés 2-0 par le Barça (2-2), ont parfaitement débuté le match hier en gênant la construction de jeu du Barça avec un pressing très haut.
Le Barça perdait des ballons inhabituels et sur un de ceux-là, récupéré par Nasri, Diaby lançait Walcott côté droit. La fusée anglaise trouvait Bendtner au centre et le Danois s'arrachait pour battre Valdés en deux temps (18, 1-0).
Les choses ne pouvaient pas plus mal commencer pour le Barça, d'autant que le ballon venait d'être perdu par Milito, l'un des deux remplaçants (avec Marquez) de l'axe défensif habituel, Puyol-Piqué
Cadeau
Mais la défense d'Arsenal, diminuée par les blessures de Gallas et Song, allait elle aussi offrir un cadeau à son adversaire.
Trois minutes plus tard, Silvestre, remplaçant de Gallas, rendait bien involontairement le ballon à Messi. Le Ballon d'or 2009, dans une forme éblouissante en 2010, n'en demandait pas tant et fusillait Almunia d'une frappe du gauche en lucarne (1-1, 21).
Le mal était fait, Messi venait de prendre feu. Le Camp Nou ne faisait que commencer à chanter son nom.
À peine 10 minutes plus tard, le feu follet argentin s'échappait côté droit et manquait le cadre de peu après avoir fait danser Silvestre (32).
Mais l'Argentin remettait ça : après avoir magnifiquement lancé Abidal (sorti blessé en deuxième période) à gauche, il se retrouvait à la réception du ballon sur une passe en retrait de Pedro et trompait une nouvelle fois Almunia, du droit cette fois (2-1, 37).
Cinq minutes plus tard, le n° 10 du Barça, partout sur le terrain, partait à la limite du hors-jeu, lancé de la tête par Keita, pour aller battre le gardien d'Arsenal pour la troisième fois sur un modèle de balle piquée.
En seconde période, Arsenal, logiquement sonné, a néanmoins tenté de revenir au score, adoptant la même technique gagnante que pendant les 20 premières minutes de la première période. Mais il y avait deux buts (de trop) à marquer.
Et le Barça et Messi restaient toujours menaçants. L'héritier de Maradona marquait même un quatrième but (88), entre les jambes d'Almunia, au bout d'une nouvelle action de classe.
Avant celle, toujours hypothétique, du 22 mai, une finale attend le Barça à Madrid : celle de la Liga, samedi face au Real.




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