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Moyen Orient et Monde - Irak

Les sadristes votent sur le nom du futur Premier ministre

Le mouvement du leader religieux chiite Moqtada Sadr, qui pourrait devenir un faiseur de rois dans les négociations sur la formation du prochain gouvernement en Irak, organisait hier un référendum sur le nom du futur Premier ministre. Le mouvement a indiqué que cette consultation était ouverte à tout le monde, mais la grande majorité des participants devrait être des membres ou des sympathisants du courant du chef radical, actuellement basé en Iran. Le vote doit se poursuivre aujourd'hui.
Le courant sadriste est hostile au maintien à son poste de M. Maliki qui avait mené une campagne militaire sanglante et d'arrestations en 2008 pour mettre fin au règne des milices armées. Sur les bulletins de vote figurent les noms de MM. Maliki, Allawi, de l'ex-Premier ministre Ibrahim al-Jaafari, du vice-président chiite Adel Abdel Mehdi et de Jaafar Mohammad Baqer Sadr, fils de Mohammad Baqer Sadr, un ayatollah assassiné en 1980 et fondateur du parti chiite Dawa. « En fonction des événements politiques, une erreur pourrait survenir dans le choix du prochain Premier ministre. C'est pour cela que je pense qu'il est dans l'intérêt national de confier cette tâche directement au peuple », a déclaré M. Sadr, dans un communiqué lu à ses partisans avant les prières du vendredi.
« Des centaines de centres de vote ont été ouverts dans toutes les provinces du pays, à l'exception du Kurdistan, pour le référendum (géré) par 3 500 volontaires », a affirmé à l'AFP Hossam al-Moumine, l'un des organisateurs. Selon un dirigeant du courant sadriste, Hazem al-Araji, le référendum « montrera le point de vue des gens sur le nom du prochain Premier ministre et notre courant se conformera à leur choix ». À travers Bagdad, des membres du parti parcouraient également les rues avec des urnes et demandaient aux passants et résidents de se prononcer. « Depuis 8h du matin, 7 000 personnes ont voté. La participation est très bonne. Les gens sont très contents (...) de pouvoir choisir leur candidat au poste de Premier ministre », a indiqué Salah al-Jizani, le responsable d'un centre de vote à Choula, dans le nord de la capitale. Haydar Sattar, un policier de 23 ans, venu voter en dehors de ses heures de service, a dit avoir choisi Jaafar Mohammad Baqer Sadr : « C'est un modéré qui peut se mettre au service des Irakiens. »
Le courant de M. Sadr a obtenu, à lui seul, 40 sièges des 70 recueillis par l'alliance de partis religieux chiites, à laquelle il s'est associé au scrutin du 7 mars. Selon les résultats officiels des législatives, le Bloc irakien de l'ancien Premier ministre Iyad Allawi, un chiite laïc, a obtenu 91 sièges au Parlement, contre 89 pour l'Alliance pour l'État de droit du Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, sur un total de 325 au Parlement. Mais peu de progrès ont été réalisés en vue de la formation d'un gouvernement, les négociations entre les différents blocs ayant révélé des divergences profondes. Le Conseil suprême islamique d'Irak (CSII), qui fait partie de la même alliance que celle du courant sadriste, a apporté jeudi son soutien à M. Allawi, ce qui pourrait s'avérer crucial, ni MM. Allawi ni Maliki ne semblant près de s'assurer les 163 sièges nécessaires à la formation du gouvernement.
Le mouvement du leader religieux chiite Moqtada Sadr, qui pourrait devenir un faiseur de rois dans les négociations sur la formation du prochain gouvernement en Irak, organisait hier un référendum sur le nom du futur Premier ministre. Le mouvement a indiqué que cette consultation était ouverte à tout le monde, mais la grande majorité des participants devrait être des membres ou des sympathisants du courant du chef radical, actuellement basé en Iran. Le vote doit se poursuivre aujourd'hui.Le courant sadriste est hostile au maintien à son poste de M. Maliki qui avait mené une campagne militaire sanglante et d'arrestations en 2008 pour mettre fin au règne des milices armées. Sur les bulletins de vote figurent les noms de MM. Maliki, Allawi, de...
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