Le bureau du procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a interrogé des membres du Hezbollah dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a déclaré le chef du Hezb Hassan Nasrallah.
"Ces dernières semaines, le bureau du procureur à Beyrouth a contacté certains de nos frères, certains membres du Hezbollah et d'autres proches du parti, et les ont convoqués pour un interrogatoire", a-t-il confirmé.
"Ils ont appelé douze de nos frères ces dernières semaines, et je crois qu'il est désormais question d'en convoquer six autres", a-t-il ajouté.
Créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité, le TSL est chargé de juger les auteurs présumés d'attaques terroristes au Liban, dont l'assassinat de Rafic Hariri en 2005.
Le dernier rapport du TSL début mars fait état d'avancées "significatives" dans l'enquête.
M. Nasrallah a affirmé que son parti n'était pas dans le collimateur du tribunal.
"Des représentants du bureau du procureur nous ont garanti que tous ceux qui étaient en train d'être interrogés l'étaient en tant que témoins, et pas suspects".
"Jusqu'à présent, le bureau du procureur n'a accusé aucun membre du Hezbollah. Mais nous ne savons pas ce qui peut arriver à l'avenir."
Aucune des personnes interrogées ne sont des personnalités publiques, a-t-il précisé, ajoutant que le tribunal avait également interrogé d'autres membres du parti ces dernières années, certains "à la fin de l'année 2008, après les évènements du 7 mai et (d'autres) juste avant que les quatre généraux ne soient libérés".
"Nous n'avons rien à craindre, c'est la raison pour laquelle nous avons autorisé que des membres du Hezbollah soient interrogés". Au sujet de la fuite d'informations dans les médias, " le premier responsable est le procureur du TSL et je le prie d'être vigilent sur ce sujet", a poursuivi Nasrallah.
En mai 2008, Beyrouth avait été le théâtre de combats de rue meurtriers entre partisans du Hezbollah et du camp rival de Saad Hariri, fils de Rafic.
Quatre généraux libanais ont été détenus pendant presque quatre ans en liaison avec l'assassinat de Hariri. Depuis leur libération en avril 2009, plus aucun suspect n'est détenu dans le cadre de cette enquête.
La Syrie, souvent montrée du doigt, a toujours nié une quelconque implication dans cet assassinat.
"Ces dernières semaines, le bureau du procureur à Beyrouth a contacté certains de nos frères, certains membres du Hezbollah et d'autres proches du parti, et les ont convoqués pour un interrogatoire", a-t-il confirmé.
"Ils ont appelé douze de nos frères ces dernières semaines, et je crois qu'il est désormais question d'en convoquer six autres", a-t-il ajouté.
Créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité, le TSL est chargé de juger les auteurs...


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