Le G8 fait monter la pression sur le nucléaire iranien
OLJ /
le 31 mars 2010 à 23h37
Les ministres des Affaires étrangères du G8 réunis au Canada ont fait monter la pression hier sur Téhéran, menacé de nouvelles sanctions. Confronté à l'intransigeance de l'Iran qui défie la communauté internationale en poursuivant son programme d'enrichissement de l'uranium, le G8 cherche une position commune sur de nouvelles sanctions que pourrait adopter le Conseil de sécurité des Nations unies. Le Canada, hôte de la réunion à Gatineau, près d'Ottawa, destinée à préparer le sommet du G8 fin juin à Muskoka en Ontario, a donné le ton : son Premier ministre Stephen Harper a demandé à Téhéran de cesser l'enrichissement et appelé à des sanctions « si nécessaire ». Intervenant au début de la séance de travail du matin, M. Harper a placé sur le même plan l'Iran et la Corée du Nord qui, selon lui, font peser « de graves menaces sur la sécurité mondiale ». La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait déclaré lundi vouloir attendre des « suggestions » de la Chine à propos de nouvelles sanctions. Membre permanent du Conseil de sécurité, la Chine, qui s'est opposée ces derniers mois aux sanctions contre Téhéran, dispose d'un droit de veto. Selon un responsable américain ayant requis l'anonymat, un consensus général existe sur de nouvelles sanctions, mais des divergences demeurent sur leur nature, Moscou, notamment, ne voulant pas de « sanctions paralysantes ». Sur l'Afghanistan, M. Harper a demandé au président Hamid Karzaï de respecter ses promesses. « Le président Karzaï a fait des promesses à (la conférence en janvier à) Londres. Nous devons continuer de le soutenir en s'assurant que le gouvernement afghan tient ses engagements », a-t-il dit. Il emboîtait le pas aux ministres du G8 et au président américain Barack Obama. Les participants à la conférence de Gatineau ont publié dans la nuit de lundi à mardi un texte demandant à Kaboul de « clarifier la vision du gouvernement afghan pour le pays » à l'occasion d'une conférence internationale en mai. Il s'agit d'améliorer la gouvernance, renforcer l'État de droit et combattre la corruption.
Les ministres des Affaires étrangères du G8 réunis au Canada ont fait monter la pression hier sur Téhéran, menacé de nouvelles sanctions. Confronté à l'intransigeance de l'Iran qui défie la communauté internationale en poursuivant son programme d'enrichissement de l'uranium, le G8 cherche une position commune sur de nouvelles sanctions que pourrait adopter le Conseil de sécurité des Nations unies. Le Canada, hôte de la réunion à Gatineau, près d'Ottawa, destinée à préparer le sommet du G8 fin juin à Muskoka en Ontario, a donné le ton : son Premier ministre Stephen Harper a demandé à Téhéran de cesser l'enrichissement et appelé à des sanctions...
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