En septembre 2009, le président américain Barack Obama avait révélé des preuves de l'existence d'un site nucléaire secret à Qom. Toujours selon le quotidien, des responsables américains examinent actuellement des photos satellite tendant à prouver l'existence d'un certain nombre de sites nucléaires suspects en Iran. Toutefois, poursuit le New York Times, ces responsables n'ont pas acquis la preuve que l'Iran prévoyait d'utiliser les nouveaux sites pour produire du combustible nucléaire et ne sont pas certains du nombre de sites que Téhéran pourrait construire. Ces mêmes responsables américains jugent enfin, selon le journal, que même s'ils étaient construits, cela ne changerait rien aux estimations qu'il faudra à l'Iran un à quatre ans avant d'être capable de fabriquer une arme nucléaire.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté cinq résolutions, dont trois assorties de sanctions, pour exiger de l'Iran qu'il suspende ses activités nucléaires sensibles, notamment l'enrichissement de l'uranium. Téhéran, qui affirme que son programme nucléaire est purement pacifique, les a toutes ignorées.
Dans un entretien au magazine Spiegel à paraître aujourd'hui, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rejette fermement l'idée de nouvelles sanctions contre l'Iran, prônant une solution diplomatique. « Ce dont nous avons besoin ici, c'est de la diplomatie, et encore de la diplomatie », insiste M. Erdogan, jugeant que « tout le reste menace la paix dans le monde ».
De son côté, le président russe Dmitri Medvedev avait déclaré samedi que de nouvelles sanctions contre l'Iran pourraient être nécessaires pour freiner le programme nucléaire de ce pays, signe de plus que Moscou pourrait appuyer des sanctions renforcées de l'ONU contre l'Iran. « Nous sommes convaincus que le chemin des sanctions n'est pas optimal. Dans le même temps, on ne peut pas exclure la possibilité que les événements prennent cette direction », a déclaré le président russe dans un message adressé aux dirigeants de la Ligue arabe réunis à Syrte, en Libye, selon un communiqué diffusé par le Kremlin. « Il doit être dit clairement que les sanctions doivent être soigneusement calibrées et ne pas viser la population civile iranienne », a-t-il ajouté.

