Rechercher
Rechercher

Actualités

Netanyahu inflexible sur Jérusalem avant son rendez-vous avec Obama

Les constructions continueront à Jérusalem, a réaffirmé à Washington le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, faisant apparemment peu de cas du mécontentement du président Barack Obama qui le reçoit mardi à la Maison Blanche.

La rencontre est prévue à 17h30 (21h30 GMT), sans autre présence médiatique que celle d'un photographe officiel.

Elle a été précédée dans la matinée par des discussions "franches" et "productives" entre le vice-président américain Joe Biden avec M. Netanyahu, a affirmé la Maison Blanche.

"Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui", avait lancé M. Netanyahu lundi soir devant l'AIPAC, le principal groupe d'influence américain pro-Israël : "Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale".

Ces déclarations menacent les efforts américains pour relancer le processus de paix, a réagi mardi l'Autorité palestinienne.

L'État hébreu s'est emparé de Jérusalem-Est lors de la Guerre des Six Jours en 1967, avant une annexion que la communauté internationale n'a pas reconnue. Les Palestiniens veulent faire de cette partie de la Ville Sainte leur future capitale.

La position de M. Netanyahu, habituelle de la part du chef de gouvernement israélien, prend un sens différent dans le contexte de la forte tension entre Israël et les États-Unis.

Son discours "creuse le fossé entre l'administration Obama et le gouvernement israélien à propos de Jérusalem et des négociations", estime Haim Malka, du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.

La crise a éclaté il y a deux semaines, quand le gouvernement Netanyahu a annoncé 1.600 nouvelles constructions à Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden.

Washington a argué que cette initiative n'était pas seulement néfaste à la paix, mais aussi à la crédibilité des efforts américains pour regagner la confiance du monde arabe, et pour isoler l'Iran.

L'analyste Walter Russell Mead, du Conseil des relations étrangères (CFR), relève mardi dans le quotidien Politico que la commission d'urbanisme de Jérusalem n'a pas annoncé depuis de constructions supplémentaires, et en conclut que la pression de Barack Obama a, de facto, fait plier son difficile allié.

Côté israélien, le secrétaire du cabinet de M. Netanyahu a affiché la satisfaction de ce dernier après ses premiers entretiens à Washington.

"Les relations entre Israël et les États-Unis sont inchangées", a expliqué Zvi Hauser. Quant au désaccord à propos de Jérusalem, il "remonte à 1967, et il s'agit de divergences entre amis".

Le différend entre les alliés sur la Ville Sainte "a été glissé sous le tapis pendant de très nombreuses années, mais ce n'est plus le cas", juge pour sa part Michelle Dunne, de la fondation Carnegie, en rappelant l'appel lancé aux deux parties par la secrétaire d'État Hillary Clinton pour qu'elles "discutent de bonne foi" du statut de la ville.

"La seule façon de résoudre la question de Jérusalem est de retourner à la table des négociations", a insisté à la mi-journée Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Le Premier ministre israélien, fin connaisseur de la politique américaine, a enregistré dans la matinée le soutien du Congrès.

"Nous, au Congrès, nous sommes aux côtés d'Israël. C'est un point sur lequel nous avons un engagement au-delà des clivages partisans", a assuré la présidente de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, qui s'exprimait en présence du chef de la minorité républicaine, John Boehner, en recevant M. Netanyahu au Capitole.

La rencontre est prévue à 17h30 (21h30 GMT), sans autre présence médiatique que celle d'un photographe officiel.
Elle a été précédée dans la matinée par des discussions "franches" et "productives" entre le vice-président américain Joe Biden avec M. Netanyahu, a affirmé la Maison Blanche.
"Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui", avait lancé M. Netanyahu lundi soir devant l'AIPAC, le principal groupe d'influence américain pro-Israël : "Jérusalem n'est pas une colonie. C'est notre capitale".
Ces déclarations menacent les efforts américains pour relancer le processus de paix, a réagi mardi l'Autorité...