Des séquences de la télévision égyptienne montrent M. Moubarak assis à une table, à l’hôpital universitaire de Heidelberg (Sud), où il a subi le 6 mars une ablation de la vésicule biliaire et le retrait d’un polype du duodénum. Photo AFP
Le nouveau patron d'al-Azhar, qui a fait des études universitaires en France, a également occupé le poste de grand mufti de la République jusqu'en 2003. L'institution millénaire d'al-Azhar chapeaute, outre l'université al-Azhar et la mosquée du même nom au Caire, de nombreuses facultés à travers le pays. Elle est considérée comme le premier lieu d'enseignement de l'islam sunnite, majoritaire dans le monde musulman, et un centre important de diffusion de fatwas (décrets religieux) destinées au monde sunnite.
« Je veux exprimer ma profonde gratitude pour la confiance que m'a accordée le président Hosni Moubarak en me nommant à la tête d'al-Azhar », a déclaré à MENA cheikh Tayeb qui s'exprimait par téléphone depuis sa ville natale d'al-Qourna, près de Louxor (Sud). Depuis 1961, le grand imam d'al-Azhar est nommé par décret présidentiel, ce qui suscite des critiques quant à d'éventuelles collusions avec le pouvoir. Des proches de cheikh Tayeb l'ont présenté comme un « modéré ».
Par ailleurs, la télévision égyptienne a diffusé hier de nouvelles images de Hosni Moubarak, le montrant en train de téléphoner depuis l'hôpital allemand où il se trouve en convalescence après une opération. « Si Dieu le veut, en fin de semaine », dit-il au téléphone, dans une allusion possible à un retour en Égypte.

