M. Lavrov a par ailleurs répété que la Russie ne s'opposait plus au principe des sanctions à l'encontre de l'Iran, soupçonné de travailler sur un programme nucléaire militaire. « Comme le président Medvedev l'a dit, les sanctions marchent rarement, mais on peut en arriver à une situation où elles s'avéreront inévitables », a-t-il dit. « Les sanctions doivent être intelligentes, pas paralysantes, sans impact humanitaire négatif sur la population », a-t-il ajouté.
« Nous avons suivi la voie diplomatique et jugé que c'était la bonne chose à faire. Mais à présent nous en sommes à un point où nous demandons de passer à l'action », a de son côté remarqué Mme Clinton lors du point de presse.
La position russe sur des sanctions à l'égard de son allié l'Iran s'est nettement rapprochée de celle des Occidentaux ces derniers mois, à mesure que la crise empirait. Mais Moscou et Washington sont toutefois apparus en désaccord jeudi au sujet de la centrale nucléaire que la Russie construit pour le compte de l'Iran à Bouchehr (Sud). Le Premier ministre Vladimir Poutine a annoncé qu'elle entrerait en service cet été, un lancement que Mme Clinton a jugée « prématuré ». La France discute avec la Russie de cette construction, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères. « La mise en œuvre de ce projet soulève des questions que ses partenaires abordent avec la Russie dans le cadre du dialogue que les uns et les autres ont avec ce pays », a indiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
Par ailleurs, les principaux problèmes relatifs au nouveau traité de désarmement nucléaire russo-américain Start sont tous résolus, a déclaré hier Hillary Clinton. « Il reste des questions techniques, mais nous sommes sur le point de signer un nouvel accord entre les États-Unis et la Russie », a-t-elle poursuivi.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine