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Sport

Marseille : la peur de tout perdre

Benfica a fait bien plus qu'éliminer Marseille de l'Europa League : un but poignard mais logique encaissé en fin de match et trois joueurs, dont Cheyrou, envoyés à l'infirmerie, ont fait resurgir les limites et les doutes d'un OM qui aborde une semaine cruciale.

L’égalisation du capitaine phocéen Niang n’y fera rien. La joie des marseillais aura était de courte durée puisque c’est le Benfica qui se qualifie pour les quarts grâce à un but en fin de match (2-1). Gérard Julien/AFP

Après les occasions ratées en Ligue 1, qui auraient pu se traduire par des bonds au classement, avec deux nuls (1-1 contre Lorient et à Toulouse), les Marseillais ont gravi un échelon dans la frustration en laissant Benfica gommer au Vélodrome le bon résultat de l'aller à Lisbonne (1-1). Mais surtout, cette défaite a mis en relief les carences du groupe olympien quand arrivent les tournants à ne pas manquer. « Il manquait par rapport au match aller de l'agressivité, de l'impact physique, on a perdu énormément de duels. Dans ce genre de compétition où il y a de la qualité technique, il faut aussi mettre de l'impact et c'est ce qui aurait peut-être pu faire la différence », a analysé le défenseur Souleymane Diawara. Or, l'OM doit gérer deux rendez-vous importants en une semaine.
Il y a d'abord ce « clash » au Vélodrome dès dimanche contre Lyon en championnat, qui a lui appris à négocier les sommets, comme il l'a prouvé à Bernabeu face au Real en 8es de finale retour de Ligue des champions. Et samedi 27 mars, au Stade de France, il y a la finale de la Coupe de la Ligue contre Bordeaux. Certes, les Girondins ne sont guère fringants ces derniers temps, mais eux aussi accumulent de l'expérience en Ligue des champions et savent répondre présent quand il le faut.

Corps en souffrance, nerfs à vif
Le passage de la tornade Benfica au Vélodrome n'a pas blessé que l'amour-propre des supporteurs phocéens. Cheyrou, Abriel et Koné ont été touchés et vont devoir passer par la case infirmerie. L'absence de Cheyrou, joueur majeur aux portes de l'équipe de France, va laisser un grand vide. Le milieu manquera la venue de Lyon au Vélodrome dimanche et n'est pas sûr d'être remis à temps pour la finale de la Coupe de la Ligue. Et contre l'OL, Didier Deschamps devra encore une fois se passer de Heinze, encore trop juste.
La seule bonne nouvelle, c'est que Mbia fait toujours des merveilles en défense centrale à la place de l'Argentin, même si ce poste n'est pas sa tasse de thé. Mandanda n'est pas blessé mais il fut bizarrement assez lourd face au Benfica, relançant le débat sur son niveau actuel. Il n'y a pas que les jambes qui inquiètent, la tête aussi.
Que penser de l'énervement de Ben Arfa, qui, à peine entré en jeu, a laissé éclater son irritation avec un mauvais geste qui lui a valu un carton rouge direct ?

Des leçons qui ne servent à rien
« On a l'expérience des années précédentes, tant contre le Zenit que face au Shakhtar, où au match aller on pouvait se qualifier et où à cause d'un but cela n'a pas suffi. On a été vacciné. Un homme prévenu en vaut deux. » Ces propos, distillés par Cheyrou, datent de mercredi. Et le lendemain, l'OM était expulsé de la scène européenne sur un scénario trop bien connu. « J'ai le sentiment que chaque saison, à un moment, on a la possibilité de recoller et d'être devant, et on ne le fait pas, c'est dommage, déplorait aussi Mandanda lundi. Depuis que je suis ici, c'est arrivé assez régulièrement. » « On sait que mars-avril, c'est une période importante où se gagnent les titres », prévenait pourtant le gardien. Le titre ? Pour Mbia, c'est tout vu : « Je vous ai dit que Bordeaux allait être champion. »
Après les occasions ratées en Ligue 1, qui auraient pu se traduire par des bonds au classement, avec deux nuls (1-1 contre Lorient et à Toulouse), les Marseillais ont gravi un échelon dans la frustration en laissant Benfica gommer au Vélodrome le bon résultat de l'aller à Lisbonne (1-1). Mais surtout, cette défaite a mis en relief les carences du groupe olympien quand arrivent les tournants à ne pas manquer. « Il manquait par rapport au match aller de l'agressivité, de l'impact physique, on a perdu énormément de duels. Dans ce genre de compétition où il y a de la qualité technique, il faut aussi mettre de l'impact et c'est ce qui aurait peut-être pu faire la différence », a analysé le...
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