Le Quartette pour le Proche-Orient était réuni vendredi à Moscou pour tenter de relancer le dialogue israélo-palestinien, en dépit des tensions provoquées par l'annonce par Israël d'un nouveau projet de colonisation à Jérusalem et un tir meurtrier de roquettes depuis Gaza.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se sont retrouvés dans une annexe du ministère russe des Affaires étrangères, a constaté l'AFP.
Les membres du groupe et le représentant du Quartette, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, devaient entamer leurs entretiens par un point de la situation, alors que Mme Ashton arrive tout juste du Proche-Orient.
La haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères va rendre compte de sa visite jeudi à Gaza, notamment de la situation humanitaire.
Les efforts pour bâtir des institutions palestiniennes et la situation économique en Cisjordanie sont aussi au programme des entretiens.
"J'espère que nous allons parvenir tous ensemble à une conclusion commune", a déclaré M. Lavrov au début des entretiens. Il a dit espérer que cette réunion permettra de créer les conditions pour la reprise des négociations de paix au Proche-Orient.
Une conférence de presse commune était prévue à 08H30 GMT.
La rencontre devait initialement apporter l'appui de ces puissances aux négociations indirectes mises sur pied par les Etats-Unis. Mais l'annonce par l'Etat hébreu la semaine dernière, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël, de la construction de 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est annexée, a tué dans l'oeuf cette initiative.
Attendu cette semaine au Proche-Orient pour lancer des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens, l'émissaire spécial américain George Mitchell a dû retarder sa visite en raison du coup de froid diplomatique entre Israël et Washington.
Malgré ce nouveau revers et le tir meurtrier de deux roquettes depuis Gaza contre Israël jeudi, "nos objectifs restent les mêmes", a plaidé jeudi soir à Moscou Mme Clinton, avant de participer à un dîner avec ses partenaires du Quartette.
Le Quartette veut "la relance des négociations entre les Israéliens et les Palestiniens, dans une voie qui amènera à une solution à deux Etats", a martelé la chef de la diplomatie américaine.
A ses yeux, "rien ne s'est passé qui modifie en aucune manière notre engagement à poursuivre ce but (...) dans l'intérêt de la région et du monde".
La tension est toutefois loin d'être retombée entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et l'administration Obama, qui a fermement condamné l'annonce des nouvelles constructions et répète chaque jour attendre des éclaircissements de la part d'Israël.
M. Netanyahu a toutefois téléphoné jeudi soir à Mme Clinton.
"Ils ont évoqué des actions spécifiques qui pourraient être prises pour améliorer l'atmosphère en vue de progrès vers la paix", a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Philip Crowley.
A Jérusalem, les services de Benjamin Netanyahu ont précisé dans un communiqué que le Premier ministre avait suggéré lors de la conversation "des mesures visant à établir un climat de confiance", qui pourraient être prises par Israël et les Palestiniens.
Le président américain, Barack Obama, avait demandé aux deux parties de prendre de telles mesures.
De son côté, l'Autorité palestinienne a annoncé le retour de M. Mitchell au Proche-Orient dimanche. Le département d'Etat américain a confirmé cette visite, sans préciser de date.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se sont retrouvés dans une annexe du ministère russe des Affaires étrangères, a constaté l'AFP.
Les membres du groupe et le représentant du Quartette, l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair,...


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