Grâce à un Messi étincellant le Barça n’a fait qu’une bouché d’une équipe de Stuggart (4-0) incapable de reproduire le jeu du match aller. Josep Lago/AFP
Stuttgart, très dangereux au match aller, n'a pas vraiment eu l'occasion d'exister dans cette rencontre face à la terrible force de frappe de l'équipe espagnole.
Le Barça n'a pas subi la malédiction des huitièmes, qui a souvent frappé le tenant du titre lors des dernières éditions, et sauve l'honneur de l'Espagne après les éliminations du Real Madrid et de Séville et alors que la finale aura lieu le 22 mai à Madrid.
« Si, si, si ! Nos vamos a Madrid » (Oui, oui, oui, nous allons à Madrid !) a chanté en castillan le public catalan après le troisième but de son équipe.
« Bien sûr qu'il peut nous arriver la même chose que le Real Madrid avec Lyon, nous sommes prévenus depuis une semaine mais nous savons l'importance d'être parmi les huit meilleures équipes d'Europe et nous pouvons imiter Manchester United, le dernier champion ces dernières années à accéder aux quarts de finale la saison suivante », avait assuré l'entraîneur Pep Guardiola.
Promesses tenues
Guardiola avait promis deux choses : que son équipe entrerait sur le terrain pour attaquer et qu'ils ne sous-estimeraient pas Stuttgart, comme le Real Madrid avait sans doute pu le faire avec Lyon. Et ces promesses ont été tenues.
Les Catalans, qui ont pourtant enregistré un coup dur avec le forfait de Xavi quelques heures avant le coup d'envoi, sont entrés parfaitement dans le match avec dès la 2e minute une frappe soudaine de Thierry Henry, titularisé à la place de Zlatan Ibrahimovic.
Le but du soulagement pour le Barça est venu de l'incontournable Leo Messi, auteur d'un hat-trick dimanche contre Valence en Liga (3-0) : il héritait d'un ballon de Yaya Touré, monté une nouvelle fois aux avant-postes, et profitant du bon travail d'Henry qui « aspirait » un défenseur, s'enfonçait encore plus dans l'axe avant de décocher un missile du gauche qui terminait dans la lucarne droite de Lehmann.
Messi donnait ensuite un modèle de balle en cloche pour un Yaya Touré décidément très offensif et Pedro, idéalement servi par l'Ivoirien, n'avait plus qu'à pousser le ballon dans le but (22). Tout allait trop vite pour Stuttgart.
Même à 2-0, le Barça continuait d'attaquer, sans que Stuttgart ne sorte du match pour autant.
Mais l'équipe allemande devait encore céder sur une action de classe de Messi, qui marquait en se retournant après avoir reçu le ballon d'une talonnade de Dani Alves (60). Puis sur une ultime estocade, de Bojan Krkic (89).
Bordeaux s'est fait peur
Après avoir pourtant fait le plus dur au match aller, les Girondins ont tremblé jusqu'au bout pour accéder au Top 8 européen.
Avec un Gourcuff enfin revenu au premier plan après plusieurs mois délicats et auteur de l'ouverture du score sur un magnifique coup franc excentré (5e), Bordeaux s'est cru trop vite à l'abri et pensait avoir enfin laissé de côté le mal qui le rongeait depuis le début de l'année.
Mais malgré le retour sur blessure de la tour de contrôle Alou Diarra, les Girondins n'ont pas réussi à retrouver cette sérénité défensive qui leur a fait cruellement défaut ces derniers temps. Après la sortie de Derbyshire après deux cartons jaunes (60e), l'exclusion de Diarra (68e), juste après l'égalisation de Mitroglu (65e), n'a fait que renforcer la fébrilité générale et les dernières minutes ont été très tendues au stade Chaban-Delmas avant la libération finale et le but de Chamakh (89e).
Désormais en quarts de finale, un stade que le club n'avait plus fréquenté en Coupe d'Europe depuis 1988, Bordeaux peut se consacrer tranquillement à ses devoirs domestiques avec la réception de Lille, dimanche, une semaine avant la finale de la Coupe de la Ligue contre Marseille, le 27 mars au Stade de France.

