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Les adieux de l’USJ à Jean Ducruet

De nombreuses personnalités se sont associées au deuil de l’USJ après le rappel à Dieu du père Jean Ducruet.       Photo Michel Sayegh

C'est dans une atmosphère de recueillement, empreinte d'émotion, que les responsables, le corps professoral, le personnel administratif et les étudiants de l'Université Saint-Joseph ont fait leurs adieux hier après-midi à celui qui a été pendant vingt ans recteur de l'USJ, le père Jean Ducruet. Appelé par ses proches « le Bâtisseur », le père Ducruet s'était distingué par son dévouement, son érudition, ses hautes compétences, et surtout sa modestie qui le poussait à rester proche, et au service, de ses étudiants, sur le campus, durant les pires moments de la guerre libanaise.
De nombreuses personnalités se sont associées au deuil et ont assisté hier aux obsèques qui ont eu lieu à l'église Saint-Joseph des pères jésuites, à la rue Huvelin. Étaient notamment présents le ministre Ibrahim Najjar, représentant le président Michel Sleiman, le ministre Tarek Mitri, représentant le Premier ministre Saad Hariri, le député Yassine Jaber, représentant le chef du Législatif, Nabih Berry, le député Marwan Hamadé, les anciens députés Nayla Moawad, Bahige Tabbarah et Khalil Hraoui, la ministre Mona Afeiche, Mgr Samir Mazloum, représentant le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le recteur de l'USJ, le père René Chamussy, le père Selim Abou, ainsi que de nombreux évêques et dignitaires religieux.
Le père René Chamussy devait prononcer une homélie dans laquelle il a retracé le parcours du disparu, évoquant notamment son dévouement pour sa seconde patrie, le Liban. « Jean Ducruet s'engagea en ce pays et l'assuma sans partage, a souligné le père Chamussy. Lucide, il ne cachait jamais les failles et les malheurs de ce pays. Mais il était là et il vécut tout cela comme il devait le vivre, heureux d'être reconnu par les plus hautes autorités du pays, satisfait de se voir consacré en 2001 par le Premier ministre comme vice-président du comité consultatif national libanais de bioéthique. C'est dans cet esprit qu'il traversa la longue guerre libanaise, sauvant ce qu'il pouvait sauver d'une université si rudement malmenée, colmatant les brèches, réparant ce qui pouvait être réparé, faisant s'étendre les activités de l'USJ sur tout le territoire du Liban, tentant toujours de faire prévaloir l'esprit de dialogue et le courage pour reconstruire ce pays déchiré et qu'il voulait voir libéré, et uni. Jacques Chirac dira ce qu'il faut dire en lui remettant la croix de commandeur de la Légion d'honneur : le P. Ducruet ? Un grand serviteur de la pensée et de la culture française dans un Liban qui est devenu naturellement sa seconde patrie. »
Le père Ducruet a été inhumé dans le cimetière des pères jésuites, à Jamhour.
C'est dans une atmosphère de recueillement, empreinte d'émotion, que les responsables, le corps professoral, le personnel administratif et les étudiants de l'Université Saint-Joseph ont fait leurs adieux hier après-midi à celui qui a été pendant vingt ans recteur de l'USJ, le père Jean Ducruet. Appelé par ses proches « le Bâtisseur », le père Ducruet s'était distingué par son dévouement, son érudition, ses hautes compétences, et surtout sa modestie qui le poussait à rester proche, et au service, de ses étudiants, sur le campus, durant les pires moments de la guerre libanaise. De nombreuses personnalités se sont associées au deuil et ont assisté hier aux...